L’HIVERNAGE TARDIF…

Il pleut beaucoup à Bamako, où nous avions l’habitude des premiers vrais orages beaucoup plus tard dans l’Eté. Donc la boue, un peu partout dans les « carrés»  qui ne sont équipés ni de dallage ni de goudron, et les fossés pleins  des détritus et des eaux sales qui portent les rats, les moustiques et le palud dans les maisons.

A Kela, la saison de culture a pris beaucoup de retard faute de pluies suffisantes et, sans même évoquer les futures coupes problématiques de riz dans les bas-fonds encore secs, nous avons vu commencer les semis de maïs au milieu du mois de Juiillet seulement !

La télévision parle déjà d’un éventuel déficit sur les programmes ambitieux de culture annoncés au premier trimestre, que semble installer la situation actuelle au Mandé: on connait que le temps de semer, de cultiver et de récolter est fonction des pluies, et les pluies ne sont pas là.

Alors, même si cette pénurie est évidemment favorable au planning des infrastructures de la nouvelle route depuis Bamako jusque chez nous, on pense déjà à Kela avec inquiétude aux graves problèmes de nourriture qui vont peut-être affecter le village: les conséquences portent évidemment aussi sur les budgets familiaux de scolarisation, de santé et de mariages…

DERNIERE MINUTE: On nous informe de Kela que la pluie est enfin venue, les derniers jours de Juillet: chacun est aux champs comme il faut.

N’oubliez jamais que les griots du Mandé sont d’abord des cultivateurs, depuis toujours.

KELA MICHEL

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