LE BASIN DU MALI: A VOIR ABSOLUMENT, AU QUARTIER D’ORANGE
C’est un hommage mérité au savoir-faire célébré partout de nos teinturières bamakoises que l’exposition de basins somptueux (mais les plus modestes et les plus anonymes des teinturières qui créent ici doit être honoré à cette occasion) que présente le Quartier d’Orange dans la « Salle des Suisses» aux mêmes dates que l’exposition Claude Viallat.
Les techniques du « noué» et celles de la « réserve à la cire» furent utilisées ailleurs par des artistes plasticiens de haute volée: il suffit de citer Hantaï, ou Claude Viallat lui-même qui n’ignore rien de ces techniques et qui travailla aussi « à la bougie» certaines de ses pièces anciennes.
La familiarité de hasard entre certaines icones des basins remarquables présentés au Quartier d’Orange et la forme systématique que Claude travaille depuis l’Eté 1966 … la sensualité des couleurs qui parent ici nos très élégantes épouses (et les plus humbles des jolies femmes du Mandé aussi)… on peut excuser le désordre que ces chatoiements mirent dans la tête des réalisateurs de l’ORTM ,qui mèlaient l’autre jour dans un rapport chaotique et assez déroutant pour le profane, les basins de la « Salle des Suisses» aux analyses pertinentes des commentateurs sur les critères de travail de Claude Viallat: chaque visiteur connaitra aussi, d’une salle à l’autre, ces questionnements esthétiques qui font de la création de main un langage universel.
La créatrice bamakoise des basins présentés a posé une notice là-bas, qui donne clairement au visiteur ses identités et la possibilité de prendre contact avec elle, des prix d’achat modestes comme on sait les compter ici au Mali: faites-vous l’honneur d’un somptueux cadeaux à vos femmes d’ici et d’ailleurs !
Le Mali est un luxe à portée de coeur, pour qui veut.
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