LE BARNUM DES « TAUROMACHIES» EN 2010 ?

Dans notre poche, ce petit toro noir, jusqu'à Kela.
Le travail de Claude Viallat est un miroir à facettes, qui réflète la même réalité avec les mêmes exigences. Ainsi, dans le même temps où le travail de peindre harassait la forme « quelconque» que le hasard lui avait offert dans l’Eté 1966, les toros et les tauromachies qui étaient dans sa vie depuis l’adolescence sont dessinés et peints sans relâche sur le papier où sur des supports où le vécu a laissé les marques de la vie.
Parallèlement Claude, l’homme qui marche sans relâche, ramassant tous les bois flottés et les cordages fatigués par mers et marées, bricola des équilibres subtils souvent très proches des noeuds que la mystique impose ici à nos fétiches: les afriques de Claude Viallat, là-bas au Grand Sud de l’europe…
Le grand succès que nos amis maliens ont construit cette année à force de coeur, autour du travail de Claude Viallat, nous pousse vers le projet fou évoqué naguère à Bamako: bricoler rigoureusement une exposition-miroir qui affronterait (apprivoiserait) deux mondes, celui des « tauromachies» de Claude Viallat et celui, multiforme à travers nos brousses, des représentations des cultes et des mythes du taureau en Afrique Occidentale.
Des collections publiques et privées d’un peu partout dans le Monde, des compétences de toutes couleurs et beaucoup de travail et de passion: voyager ensuite les principales capitales au Sud du Sahara etc… jusqu’au musée parisien du Quai Branly, peut-être.
L’affaire n’est pas simple, et nous avons besoin de vous.
Michel Kuentz