KELA,KELA,KELA…
A Kela, la chance a voulu que « Le devoir de violence» de Yambo Ouologhem retrouve sa place à la Bibliothèque, après un mystérieux voyage en mains privées: un étudiant de Kita, qui cherchait depuis plus de 2 ans à lire ce livre si difficile à trouver au Mali (peut-être la Librairie Ba au Grand Hotel, sinon…) a témoigné son émotion à Sine Diarra. Il passa la journée sous nos « hangars» à l’ombre, à dévorer les pages en copiant ce dont il avait besoin.
Des visiteurs de France, musiciens attentifs à respecter le Mandé, seront à Kela pour quelques jours: nous leur avons ouvert les portes de notre case d’accueil et donné les contacts qui pourront être utiles puisqu’ils vont amener balaphon et guitare au village. La Bibliothèque sra pour eux un espace de calme, à l’écart de trop de sollicitations amicales, pour travailler avec les griots et connaitre les enfants de Kela. Ils sont « dans la main» de Sine Diarra, du Chef des griots Yamudu Diabate et du « commandant» Haïdara» le Chef de Village de Kela.
Le mariage à Kela, ce week end, du petit-fils de SIRAMORI, amène au village l’hommage de tous les musiciens honorables que compte la Sous-région et celui des griots et des griottes les plus célèbres: nos amis les trouveront à Kela, ni allah so na…
KasseMadi Diabate, qui chante à Bamako samedi, ne sera pas au village, mais nous irons le saluer à Sebenicoro et il chantera sans doute Kaïra comme il faut: en souvenir de Yamudu ni Bremanjian et pour l’honneur des griots de Kela partout.