Kela 2 avril 2004

Paces de liberté dont on a besoin ici aussi, et tout est possible en coopération avec les autorités maliennes et les partenaires publics et privés compétents qui nous accompagnent. Ainsi, au temps de Fevrier ou nous attendions à Kela Nadine et son fils Philippe de France, l’intervention compétente, disponible et très humaine de Monsieur Sissoko, Directeur de l’Hopital de Kangaba, a permis de situer les suites de la dotation LABOREX-MALI au « dispensaire»  de Kela (Décembre 2002) et d’imaginer les suites possibles pour notre village.

Quelques noms, quelques maliens… Ainsi Jacques VARMA, Préfet Commandant le Cercle de Kangaba et donc représentant les administrations centrales de la République du Mali…Le jeune Kélien Moussa Dante, dessinateur et plasticien de 12 ans qui décora le vestibule « blon»  de la Bibliothèque du Mandé, maintenant accompagné dans son futur par Marie-Odile à Bamako, Marc et Beatrice à Lausanne et la discrète et talentueuse céramiste Nicole (de Massillargues-Attuech): bonne chance à ce petit bonhomme courageux et talentueux déjà, dont le nom, sans doute, portera celui du Mali très loin…Les SOMONOS du fleuve Joliba-Niger, près de chez nous à Namina, Kodiou ou Selen, qui nous ont fait (avec Seydou le dogon et nos trois amies marseillaises en stage à l’IFM Kangaba à l’époque) quelques kilomètres de fleuve tout près et le « magasin»  du fort de Badalabougou: les SOGORE sont au fleuve malinké ce que nos donsos sont à la brousse, c’est à dire vraiment la vie ensemble des hommes, de l’eau, de la terre, de l’air et du feu…

Beaucoup de visites, et nous palabrons un peu « typographie» , papier, reliure et Mallarmé avec ceux qui viennent, en hommage ert amitié de ceux qui, un peu partout, vivent le livre avec compétence et simplicité, rigueur et passion: salut à la Bibliothèque de l’Arsenal, à Jean-Do Mellot de la BNF, à celles de notre Carré d’Art de Nimes. Salut au travail de Jean-Yves Lacroix (La Palourde librairie à Nimes) et de ses « mercenaires»  parisiens pour vivre Raoul Haussmann, Claude Viallat, les « bois»  africains, tout… et un peu de surréalisme pointilleux.

Notre brousse est simple, puisqu’ils sont à Kela, aux portes de la Bibliothèque du Mandé, un peu chaque jour avec nous tous.

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