Archive pour la catégorie ‘CLAUDE VIALLAT’

VIALLAT: ON DECROCHE. A SUIVRE…

Mercredi 4 mars 2009
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Le mieux possible…

Les jardins du Musée National du Mali, et le rideau d’eau en cascades qui accueille dès l’entrée le visiteur de l’exposition Claude Viallat, la climatisation contrôlée des salles très lumineuses où sont accrochées les bâches peintes…

Et voilà! Ce Dimanche 15 Mars 2009, le beau cirque de l’exposition des toiles de Claude Viallat va quitter l’Afrique et Bamako: les malles sont prêtes et les équipes africaines qui ont accroché pour les inaugurations de Février avec Claude vont refaire à l’envers, avec un peu de nostalgie sans doute, le chemin de cette aventure.

Claude et Henriette ont appelé de Nîmes ce soir (retour de l’exposition « ILS ONT VU MATISSE»  à Cateau-Cambrésis, où le travail de Claude Viallat est associé pour un temps à celui de ses pairs du monde entier, Jackson Pollock et Sam Francis des Etats-unis, Simon Hantaï dont le travail peut évoquer celui des « noués»  de nos teinturières maliennes, les affiches arrachées de Raymon Hains et d’autres de même « maille» …) pour nous demander de dire un peu d’amitié à chacun de ceux-là.

Mais tout n’est pas fini, ici au Mali, puisque la toile que Claude a laissé à Samuel Sidibe le soin de sélectionner, dès le premier soir au Quartier d’Orange, est un cadeau de coeur à tous les maliens, offert discrètement en merci à chacun de nous.

Le Mali a donné une diatigia d’exception quelques jours,  à Claude et Henriette (merci à Damory Kouyate, merci à Kela), comme nulle part ailleurs: la valeur importante de ce qui est offert aujourd’hui au Musée National est donc bien au-delà d’une estimation de quelques millions de CFA.

Claude et son travail sont d’ailleurs simplement présents à Kela depuis 2004, à la Bibliothèque du Mandé.

Et en 2010-2011, Bamako, comme d’autres capitales de la Sous-Région, accueillera sans doute l’énorme barnum de l’exposition « Viallat tauromachies» : voyez notre article BRAVO BAMAKO.

A tout de suite donc, et merci à chacun. Nous avons fait ensemble l’impossible, et plutôt bien n’est-ce-pas ?

Michel Kuentz

Portes ouvertes VIALLAT à Kela

Portes ouvertes VIALLAT à Kela

UNE FORME D’HUMANITE

Mercredi 25 février 2009

Le glissement de plume d’un journaliste de la place, décrivant le travail de Claude Viallat, affirmait la « figuration résolument antropomorphe»  des formes organisées avec obstination depuis l’Eté 1966: votre étonnement sera complet à la visite des expositions !

En effet, la forme « quelconque» , que le hasard offrit à Claude un jour et qui fait depuis 40 ans la structure de son travail, ne peut évoquer à quiconque une forme humaine (ni animale d’ailleurs); et ceci a son importance ici au Mali où l’Islam a posé aux artistes des règles aussi exigeantes que celles que Claude s’impose chaque jour.

Aucune figuration d’être vivant, et aucune forme végétale non plus dans le travail présenté à Bamako par Claude Viallat..

Simplement le jeu des vides et des pleins, le rythme des couleurs: une liberté offerte au regard, construite chaque jour au sol de l’atelier de Nîmes par une démarche décidée continue. On parle de Matisse (à cause des papiers découpés de ce très grand artiste) et Claude ne rejette certes pas la familiarité avec celui-la. Mais on pourrait aussi évoquer les volutes répétées à l’infini de telle frise grecque, égyptienne ou mozarabe, ou aussi les caissons tracés un à un aux plafonds des palais Mudejar: familiarité des travaux de la main, rigueurs acceptées de l’artisan et de l’artiste.

Celui qui cherche à se reconnaitre à tout prix dans l’oeuvre d’art qu’on pose à son regard est ici poussé à l’intime, à l’intimité de la peinture et de l’humanité: du courage…

CLAUDE ET HENRIETTE AU MANDE: DES PHOTOS DE LOÏC.

Mercredi 25 février 2009

Quelques unes des photos du jeune associé de la Galerie Bernard Ceysson qui, partout hors de France accompagne et soutient le travail de Claude Viallat.

la "bataille" du Quartier Orange"

la "bataille" du Quartier Orange"

Une très belle pagaille pour découvrir le travail de Claude Viallat

Une très belle pagaille pour découvrir le travail de Claude Viallat

Saïdou Bah prenait, le soir même, la route de très loin...

Saïdou Bah prenait, le soir même, la route de très loin...

Les griots sont venus...

Les griots sont venus...

Les notables saluent Henriette et Claude au blon de la Bibliothèque de Kela.

Les notables saluent Henriette et Claude au blon de la Bibliothèque de Kela.

Dans l'écrin du Musée National du Mali

Dans l'écrin du Musée National du Mali

Chez Samuel au Musée, quelques heures avant l'inauguration officielle !

Chez Samuel au Musée, quelques heures avant l'inauguration officielle !

Musée National du Mali: un "sans faute" messieurs...

Musée National du Mali: un "sans faute" messieurs...

Quartier Orange: un beau combat avec l'espace brut de 15OO m2.

Quartier Orange: un beau combat avec l'espace brut de 15OO m2.

VIALLAT: Les étudiants de l’INA et du Conservatoire, la Presse bamakoise.

Dimanche 22 février 2009

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Les étudiants du Conservatoire d’Arts Bala Fasseke Kouyate accueillaient Claude Viallat, avant son départ pour la France. A l’initiative de Samuel Sidibe et sous la houlette du peintre Abdoulaye Konate, Directeur du Conservatoire avec qui Claude partage désormais des curiosités esthétiques qui ont fait leurs oeuvres respectives.

Un long moment de questionnements et d’échange, d’égal à égaux avec ceux qui seront les animateurs des Arts Plastiques demain, un peu partout. La base documentaire du Conservatoire va s’enrichir d’un DVD, à usage de ceux qui voudront le lire ou le copier, contenant l’émission TV réalisée voici quelques années par Pieyre de Mandiargues sur le travail de Claude Viallat et celle que Christian Tortel intitula « Mali, la Légende des Siècles»  pour AITV-RFO et qui associe Yambo Ouologhem, Le Centre Ahmed Baba de Tombouctou et notre Bibliothèque du Mandé à Kela: des documents sincères et de très grande qualité.

Une visite collective documentée de chacun des  espaces d’exposition est prévue aussi pour les élèves du Conservatoire et ceux de l’Institut National des Arts, ensemble.

Pour la Presse, elle assure une couverture continue bien au-delà des dates d’inauguration (Merci, et merci aussi à Jean-Luc Baillet, le directeur du CCF, qui encourage les regards  jusqu’au dernier jour sur ce qui est présenté à Bamako), une mention spéciale à L’ESSOR qui publie des articles de « regard libre»  sur le travail de Claude Viallat: nous regrettons seulement, depuis la lecture de ce qu’elle écrivit dans L’ESSOR sur la récente exposition de Photographies Tchèques au Musée National, que la plume de l’exigeante Myriam Traore n’ait pas été sollicitée cette fois…

Merci à tous les Directeurs, Rédacteurs en Chef et journalistes qui font, à Bamako comme ailleurs, un travail difficile dont les compétences ne sont jamais assez saluées: la Revue de Presse de l’exposition est soigneusement publiée au CCF, par Abdoulaye A. Maïga qui nous communique tout ça.

Et Bienvenue au Mandé…