Archive pour la catégorie ‘Actualités’

BYE BYE, CHEETAH !

Jeudi 5 janvier 2012

La guenon (chimpanzé femelle) qui accompagnait TARZAN dans tous ses exploits cinématographiques est morte cette semaine, à plus de 8O ans dit-on.

CHEETAH fit ainsi figure humaine pour tous ceux qui suivaient le fameux héros de E.Rice Burroughs né dans la brousse, et joua un rôle important dans l’imaginaire anglo-saxon pour encourager la protection de la faune africaine, et tout particulièrement celles des grands singes.
Avant que les Bonobos ne volent la vedette aux Oran- Outangs et aux gorilles.

Nos singes rouges (baraouleni) du Mandé font aussi partie des animaux familiers dans chaque village, mais la corde qui les retient appelle souvent la mort dans le rire des enfants: les enfants… car cette viande (dangereuse) est appétissante pour tous ceux qui vont aux champs avec un fusil.
Les bords du fleuve Niger ont pourtant réservé un moment à leur baignade discrète, mais les petits bara ouleni sont ainsi trop souvent réduits (à Kela même…) à trophées de marmite, trop loin sans doute loin des vénérations américaines de la compagne affectueuse de Tarzan.

Cheetah, Jane? L’Occident et l’Afrique de Tarzan, un peu chez nous.

KelaMichel

ALERTE NIGER: Une catastrophe pour le Périmètre de Cultures Irriguées de Kangaba?

Vendredi 23 décembre 2011

Créé et développé depuis quelques années au bord du Fleuve, à proximité immédiate de Kangaba, un important périmètre de culture irriguée sur plusieurs dizaines d’hectares a mobilisé les investisseurs privés avec l’assistance des services publics du Cercle de Kangaba et de l’Etat malien.

La dynamique créée par cet important investissement est évidente, et confortée par l’ouverture cette année de la route bitumée Kangaba-Bamako qui va faciliter l’acheminement des produits agricoles de la zone vers la Capitale et au-delà.

Les risques de pollution massive et de contamination par pollution du Fleuve peuvent compromettre les développements et l’existence même de ce programme (difficulté à vendre des produits agricoles suspects de contamination, interdiction à la vente…) et ruiner les importants investissements publics et privés engagés sur le Périmètre.
De réels espoirs sont ainsi menacés, tant au plan économique qu’au plan humain…

Les initiateurs et les exploitants de ce Périmètre Irrigué de Kangaba sont directement concernés par les graves questions que pose l’exploitation massive des sables aurifères du Haut-Niger.

On nous annonce pourtant (janvier 2012) que ces mêmes investisseurs célébrés sont aussi les premiers investisseurs des sables aurifères du Joliba: alors, peut-on se couper soi-même les jambes, et porter la mort autour de soi en finançant de nombreuses machines au nom de l’Or?

A chacun de faire tout le possible pour éviter d’être frappé par la catastrophe lucidement engagée par l’avidité de quelques fous.

KelaMichel

Oui Michel. Mais nous, les africains…

Jeudi 8 décembre 2011

Ainsi se répète inlassablement la litanie de l’échec, la rengaine humiliante de l’impossible.
On peut certes hésiter sur les destins inaccessibles, accepter dans la peur un rêve de certitudes.
Il est toujours humain de douter du possible.

Mais nos amis africains ont construit ainsi un système d’échec impitoyable pour eux-mêmes.
La célébration collective du Triangle, fatal à son époque, des traites atlantiques a verrouillé de culpabilité et de complexes le dialogue essentiel.
L’éducation bâtie par les puissants a fait le reste.

Aujourd’hui fils des diables nous, étrangers, essayons de croire aux miracles de la compassion et de l’autre côté, en face, une certitude d’impossible nourrit les « grands enfants»  autoproclamés des souffrances d’un ancêtre improbable.
Alors chaque bonne volonté nous assène en conclusion le définitif « Oui, mais nous…»  présent dans toutes les têtes comme une excuse absolutoire devant l’inaccessible convenu et la certitude des africains qu’ils ne pourront jamais rien dans cette condamnation génétique.
L’intelligence ni la construction du monde moderne n’auraient pas leur place en Afrique…

Lorsque nos amis auront écarté ces litanies convenables pour ouvrir eux-mêmes des chemins au futur, lorsque leurs traditions de la force et de l’or qui justifient en miroir nos illusions occidentales laisseront enfin place à la réalité, ces gens-là sauront enfin qu’ils sont des hommes.
Car aujourd’hui aucune des évidentes réussites qui contredisent le dogme n’est acceptée en contredit: la chance seule expliquerait les atypiques pieds-de-nez au Destin de quelques insolents à tête noire, et le Dieu penchera ainsi, s’il veut, son regard sur l’interlocuteur résigné qui a choisi devant nous d’être incapable à vie.
Ce scandale commode offre de part et d’autre un confort avantageux, soigneusement entretenu par les rancunes d’usage.

L’humain ne trouve pas sa place dans ce système d’échec.

Ici pourtant le rire des enfants dit que tout est possible hors du carcan de la chance que les petits ignorent jusqu’à la puberté, et les jolies vieilles malignes partagent joyeusement avec eux le secret des certitudes existentielles qu’elles comprennent enfin.
La complicité de ceux-là efface délibérément tous les complexes et condamne les têtes baissées.

Mes amis, tout est possible pour vous, au village comme à Bamako.

Par vous, qui êtes nés ici.

KelaMichel
ON APPROCHE LE MANDE AVEC BEAUCOUP DE PATIENCE:LA BIBLIOTHEQUE DU MANDE, 12 ANS DEJA…

MALIHEBDO: UN JOURNALISME RIGOUREUX.

Mardi 6 décembre 2011

Comme annoncé par son fondateur Zoubeyrou Maïga, le n°2 de MALI HEBDO paru ce lundi fait une large place aux dangers que court le fleuve Niger du Mandé.
Manchette en première page et reproduction intégrale de notre alerte en page 7 consacrée par ailleurs au rapport annuel de la FAO (ONU) sur l’Eau et les Terres.
Une page d’alarme.

L’ensemble du numéro, parfaitement réalisé (typo, photos, graphisme, orthographe, équilibre des sujets), témoigne d’une équipe solide et très professionnelle: un vrai travail de journalisme, tel qu’on le pratique quelquefois ailleurs dans le monde.
Nul doute que l’avenir place MALI HEBDO en tête des organes d’information respectés du Mali et de la Sous-région.
Pour l’heure, merci à Zoubeyrou et à toute l’équipe d’avoir eu les premiers le courage de lancer l’alerte sur la lourde menace qui pèse aujourd’hui sur le Mandé.
Mais déjà ils ne sont plus seuls dans ce combat à nos côtés.

KelaMichel