Archive pour juillet 2009

L’HIVERNAGE TARDIF…

Lundi 27 juillet 2009

Il pleut beaucoup à Bamako, où nous avions l’habitude des premiers vrais orages beaucoup plus tard dans l’Eté. Donc la boue, un peu partout dans les « carrés»  qui ne sont équipés ni de dallage ni de goudron, et les fossés pleins  des détritus et des eaux sales qui portent les rats, les moustiques et le palud dans les maisons.

A Kela, la saison de culture a pris beaucoup de retard faute de pluies suffisantes et, sans même évoquer les futures coupes problématiques de riz dans les bas-fonds encore secs, nous avons vu commencer les semis de maïs au milieu du mois de Juiillet seulement !

La télévision parle déjà d’un éventuel déficit sur les programmes ambitieux de culture annoncés au premier trimestre, que semble installer la situation actuelle au Mandé: on connait que le temps de semer, de cultiver et de récolter est fonction des pluies, et les pluies ne sont pas là.

Alors, même si cette pénurie est évidemment favorable au planning des infrastructures de la nouvelle route depuis Bamako jusque chez nous, on pense déjà à Kela avec inquiétude aux graves problèmes de nourriture qui vont peut-être affecter le village: les conséquences portent évidemment aussi sur les budgets familiaux de scolarisation, de santé et de mariages…

DERNIERE MINUTE: On nous informe de Kela que la pluie est enfin venue, les derniers jours de Juillet: chacun est aux champs comme il faut.

N’oubliez jamais que les griots du Mandé sont d’abord des cultivateurs, depuis toujours.

KELA MICHEL

VENEZ VOIR

Samedi 18 juillet 2009

Consultez la rubrique « VENEZ VOIR»  pour les photographies (les nôtres et celles de quelques professionnels) réunies depuis l’an 2000. Cette rubrique n’a pas été actualisée depuis 2007 mais, en attente de clichés plus récents, elle donne une image assez complète de kela, du Mandé et de la bibliothèque.

Consultez aussi le site en « FLASH»  qui montrait déjà (avec beaucoup d’élégance, merci DUNUN) les premiers pas de la Bibliothèque du Mandé: il témoigne sans honte, comme la reproduction des numéros régulièrement publiés du petit journal (que vous trouverez aussi ici en « ARCHIVES 2OO1 etc…» ) des ambitions qui furent posées dès l’origine et des réalités bricolées sans cesse.

Et venez voir Kela et le Mali, qui diront mieux que tout…

LE MOUVEMENT D’UN POSSIBLE: WWW.KELAMALI.COM

Samedi 18 juillet 2009

Merci de consulter ce site que nous maintenons actif (avec l’aide patiente de DUNUN!) depuis plus de 5 ans déjà.

Quelques éléments annoncés, et notamment la mise en ligne des titres et auteurs de la Bibliothèque du Mandé, ne sont toujours pas en place: les contraintes matérielles de Kela et la disponibilité des compétences pour ce travail délicat sont nos seules excuses.

Pour tout ce qui fait la vie du village et de sa Bibliothèque du Mandé, pour ce qui est né en périphérie de l’aventure engagée au Printemps 2000, nous intervenons ici presque chaque jour. Un site d’information doit être à l’image de la vie, en mouvement permanent pour dire ce qui est fait et pour exposer les rêves de possible. Nous essayons de tenir aussi ce pari…

Au delà, donc, des billets d’humeur immédiatement accessibles, vous pouvez consulter les pages précédentes et les archives: vous y trouverez des informations souvent très récentes et, plus loin dans le temps, la trace de ce que nous avons voulu réussir.

Quelques articles témoignent ainsi de la réalité de chaque petit pas utile.

Mais Kela et le Mali vous montreront bien mieux si vous venez ici: sans mots ni sans images, sans rêves et sans humeurs non plus, le mouvement permanent du possible.

Bienvenue, au-delà des mots.

KELAMICHEL

N’GOLONINA: UN AVENIR PLUS SOLIDE POUR LE MARCHE DES ANTIQUAIRES.

Mercredi 15 juillet 2009

MARCHE DE N’GOLONINA: les nouvelles rassurantes et vérifiées au 24 Juillet.

Ces informations, sur communication des documents contractuels évoqués, confirment les mises au point récentes des autorités de Commune II à travers la Presse nationale le 21 Juillet.

Achetée en 2002 au Marché de N'Golonina, cette lame fait l'objet depuis d'une documentation suivie épaulée par un programme de recherche lancé en Avril 2008 par Tristan Routier à Paris 1 Sorbonne notamment: sa destination annoncée est une dation à terme aux collections du Musée National du Mali.

UN EXEMPLE DE L’ASPECT PATRIMONIAL DU MARCHE N’GOLONINA: cette « curieuse»  lame de sabre, achetée en 2002 au Marché et constamment documentée jusqu’à ce jour, fait l’objet d’un programme de recherche depuis Avril 2008 (à l’initiative de Tristan Routier) à PARIS I- Sorbonne notamment. L’objet semble de première importance pour l’approche des signes et instruments du pouvoir traditionnel dans le pays et pour approfondir certains aspects de l’histoire de la métallurgie en Afrique de l’Ouest: il sera offert au Musée National au Mali au terme de ce programme, comme nous l’avons annoncé dès son acquisition.

UNE MISE AU POINT NECESSAIRE:
La négociation attentive menée par le promoteur bien connu Moctar Simpara depuis Octobre 2008 (avec le concours constant des autorités de l’Etat et de la Commune II de Bamako, et celui de l’association ancienne et régulièrement enregistrée  des commerçants et artisans) a fixé par écrit (signature des parties en Février 2009) le détail d’une opération d’aménagement concerté du Marché de N’Golonina.

Le document contractuel que nous avons consulté cette semaine convient de:

1. La conduite par Mr Moctar Simpara d’une opération d’aménagement sur le site du Marché provisoire du Marché de N’Golonina en Commune II: rappelons que ce marché avait été provisoirement installé à la suite de l’incendie ancien du Marché Rose au centre de Bamako, pour le maintien de l’activité des commerçants dépossédés par le sinistre (dès la reconstruction du site Marché Rose, chacun d’eux a d’ailleurs bénéficié, comme convenu à l’époque, d’un emplacement au Marché Rose que la plupart a sous-loué!).

2. Cette opération, pour une construction à décor de style soudanais (cf.INA et Artisanat à Bamako Coura), doit assurer le remplacement à l’équivalent des emplacements commerciaux ou artisanaux provisoires, avec priorité d’affectation aux occupants actuels.

3. Sur un loyer sensiblement équivalent aux loyers antérieurs- pour une prestation nettement supérieure- proposé par Moctar Simpara avec l’assentiment des représentants des services communaux et nationaux concernés: l’Association a préféré reporter la négociation « loyer»  au terme des travaux de construction, mais le principe est clairement mentionné au contrat de Février 2009.

4. Le promoteur Moctar Simpara a mis à disposition des commerçants installés, un large espace sous-dalle béton à proximité immédiate, assurant à ses frais l’installation et les consommations électriques ainsi que le gardiennage.

5. Le promoteur Moctar Simpara verse à l’Association régulière, pour frais de suivi et de fonctionnement, une contribution officielle volontaire de 50000 CFA mensuels jusqu’au terme du relogement dans les locaux à réaliser.

Tous ces points ont été maintenus jusqu’au jour de la démolition, et de nombreux commerçants sont déjà installés, comme convenu.

L’intervention parasite d’individualités proclamées « association» , apparemment pour la défense d’intérêts étrangers à ceux de l’ensemble des occupants provisoires, a créé une confusion préjudiciable à la correcte information des intéressés: les procédures légales étant respectées, l’expulsion et la démolition ont eu lieu le 15 Juillet (après avis réglementaire de 72 heures) sans aucune mise en cause par Monsieur Moctar Simpara de ses engagements de Février 2009, régulièrement assumés sans délai comme nous l’indiquons.

IL FAUT, EN SOULIGNANT LA CONSTANCE EXEMPLAIRE DE LA POSITION DU PROMOTEUR MOCTAR SIMPARA,   SOUHAITER UN BEL AVENIR A NOS AMIS DU MARCHE DE N’GOLONINA.

UN PAS EN AVANT POUR TOUS.

Nous sommes, depuis l’origine, simple spectateur attentif donc tout à fait étranger au bon déroulement de cette aventure exemplaire malgré nos relations d’amitié constante avec certains des exploitants au Marché de N’Golonina: aucun doute que les bonnes volontés manifestées  et le savoir-faire légendaire des commerçants maliens trouvent rapidement remède aux « secousses»  personnelles créées par les contraintes physiques de la situation provisoire actuelle.

DERNIERE MINUTE: Sur cette information, plusieurs amis lointains ont manifesté leur présence et leur solidarité de coeur directement ou par notre intermédiaire. Qu’ils en soient remerciés, et notamment C.V et sa femme Henriette (qui découvrirent l’esprit de N’golonina et le Mali avec nous, ce Printemps, à l’occasion d’une importante manifestation culturelle à Bamako) car ils nous ont permis d’encourager financièrement ,sans attendre, ceux qu’ils avaient connu ici avec bonheur.

KelaMichel