Une Afrique dilettante: ouvrir des fenêtres.
Mardi 23 juin 2009Le point commun d’évidence qui fait vivre ensemble la musique, le livre et les arts de la forme (peinture, sculpture) est peut-être, très simplement, la vie.
Au delà des objectifs linéaires en forme d’autoroute vers quelque parking à penser trop connu, le dilettantisme a sans doute, ainsi, sa place sur chaque continent. Et tout particulièrement en Afrique. Telle est la démarche initiée naguère autour de la Bibliothèque du Mandé de Kela et dont les développements éclatent doucement: une façon de penser, d’imaginer et de faire que nous avons titrée désormais BRAVO BAMAKO.
Ainsi un rêve de jumelage entre la Bibliothèque des Manuscrits de Djenné et celle du Mandé à Kela, l’exposition « géante» de Claude Viallat à Bamako en Février-Mars 2009, l’inventaire historique des sites de Warakun et de Djalacoroni : dilettantisme….
Mais il suffit de rêver d’abord de fortes amitiés et d’un peu de travail et d’ignorer toujours les priorités de culture qui placent les couleurs et les continents dans un système obsolète de hiérarchies; le sentiment aussi que rien, jamais, n’est complètement inutile ni vraiment impossible.
Et Kela ? le Festival 2009 fut un très grand succès et l’amorce d’un avenir solide pour découvrir le Mandé d’une autre manière, les succès de Moriba Diabate et de Boureman « N’ko den» Diabate un peu partout en Afrique et au-delà, le campement FAMA qui permet de vivre Kela dans les règles d’une hospitalité prudente, le développement du Collège et de l’Ecole Fondamentale désormais fortement structurés pour tous les enfants du village, l’énergie féroce de Lancine Diarra autour de la Bibliothèque du Mandé et l’attention permanente des associations du N’ko et des réunions de femmes autour d’Assetou Kouyate témoignent que Kela est vivant d’un catalogue d’initiatives à hauteur de son histoire.
Le dilettantisme, n’est-ce-pas simplement vivre comme on se réunit ici autour du plat: à pleines dents ?
Bienvenue.
KelaMichel
