Archive pour juin 2009

Claude Viallat, peintre: encore un peu…

Mardi 23 juin 2009

L’exposition à Bamako du travail de Claude Viallat a laissé ici quelques traces fortes, et le témoignage continu des moments d’émotion intelligente vécus au Mali étonne nos amis nîmois au travers des récits de Claude et d’Henriette: la découverte d’africains remarquables, bien au-delà des livres d’images qu’on raconte souvent, fût pour eux un moment de vie. Simplement.

Ainsi donc, Claude offrit au Mali le choix d’une très belle toile (au libre choix du Directeur Samuel Sidibe)de l’exposition du Printemps, dont la remise officielle sera l’occasion sera l’occasion de dire encore un peu le moment rare que nous avons vécu ensemble avec Youssouf Doumbia, Alioune Bâ, Damory Kouyate, Bagayoko « Bacchus»  l’homme-orchestre du Musée, ceux de N’golonina et du Rabelais et les amis de Kela qui ont su accueillir à hauteur d’image.

On présentera aussi, cet été à Bamako, le dernier exemplaire disponible du livre peint à la main par Claude, dont 4O exemplaires seulement furent proposés en 2007 à la vente, dans le monde.

Jusqu’au début Août prochain, la Bibliothèque de Kela offre aux visiteurs, outre l’importante documentation permanente de son fonds « ART» , plusieurs pièces originales du travail de Claude Viallat, confiés quelques semaines par un collectionneur privé pour accompagner le velum que l’artiste offrit en 2004 pour témoigner son hommage au dessus des livres du « FONDS ANCIEN DE LIVRES RARES ET PRECIEUX« : Monsieur Diarra ne dormira pas tous les jours, gardien méticuleux pour un temps de ce trésor unique en Afrique…

Et que chacun de ceux qui ont croisé le chemin de l’artiste au Mali sache que, au pieds des Arênes romaines de Nîmes tout au Sud de la France, le sourire de Claude et un bon café les attendent…

Ce que chantera sans doute à Kela, lui aussi, son ami musicien Paco Ibanez. Vers la fin de l’année, si Dieu veut.

Et si tout ce remue-ménage ne vous dérange pas trop, alors vous êtes chacun bienvenu à Kela comme à Nîmes, vous aussi.

Une Afrique dilettante: ouvrir des fenêtres.

Mardi 23 juin 2009

Le point commun d’évidence qui fait vivre ensemble la musique, le livre et les arts de la forme (peinture, sculpture) est peut-être, très simplement, la vie. Et la recherche de solutions équilibrées mène aussi naturellement vers le problème énergétique et sa solution naturelle du BAGANIN au Mali.

Au delà des objectifs linéaires en forme d’autoroute vers quelque parking à penser trop connu, le dilettantisme a sans doute, ainsi, sa place sur chaque continent. Et tout particulièrement en Afrique. Telle est la démarche initiée naguère autour de la Bibliothèque du Mandé de Kela et dont les développements éclatent doucement: une façon de penser, d’imaginer et de faire que nous avons titrée désormais BRAVO BAMAKO.

Ainsi les concerts de Kasse Madi Diabate en France fin Juin, un rêve de jumelage entre la Bibliothèque des Manuscrits de Djenné et celle du Mandé à Kela, l’exposition « géante»  de Claude Viallat à Bamako en Février-Mars 2009, son prolongement naturel dans la sous-région en 2011 (TAUROMACHIES),  honorer peut-être Miguel Barcelo et son travail ici en 2010, le programme Energie Mugu Baganin pour le Mandé et la parole des griots pour accueillir fin Décembre 2009 l’énorme guitariste et musicien Paco Ibanez à Kela: dilettantisme.

Mais il suffit quelquefois de rêver…

De fortes amitiés , un peu de travail et ignorer toujours les priorités de culture qui placent les couleurs et les continents dans un système obsolète de hiérarchies; le sentiment aussi que rien, jamais, n’est complètement inutile ni vraiment impossible.

Et Kela ? le Festival 2009 fut un très grand succès et l’amorce d’un avenir solide pour découvrir le Mandé d’une autre manière, les succès de Moriba Diabate et de Boureman « N’ko den»  Diabate un peu partout en Afrique et au-delà, le campement FAMA qui permet de vivre Kela dans les règles d’une hospitalité prudente, le développement du Collège et de l’Ecole Fondamentale désormais fortement structurés pour tous les enfants du village, l’énergie féroce de Lancine Diarra autour de la Bibliothèque du Mandé et l’attention permanente des associations du N’ko et des réunions de femmes autour d’Assetou Kouyate témoignent que Kela est vivant d’un catalogue d’initiatives à hauteur de son histoire.

Le dilettantisme, n’est-ce-pas simplement vivre comme on se réunit ici autour du plat: à pleines dents ?

Bienvenue.

KelaMichel

Lancine Diarra en haut de l’affiche!

Lundi 22 juin 2009

Lancine Diarra est aujourd’hui le vrai « patron»  de la Bibliothèque du Mandé, pour conserver ce qui est là dans la main du village de Kela et pour développer les contacts qui font connaitre. Il est bien aidé par Gorgi, le savant guinéen qui connait Kela mieux que personne depuis qu’il a rejoint le Maître Kela Bala (aujourd’hui disparu) depuis près de 2O ans déjà…

Lancine Diarra est aussi professeur au Collège de Kela, et vient d’apporter au nom de Kela un nouveau drapeau de succès, aux yeux de tout le Mali: reçu major de promotion à sa première présentation du concours de titularisation, à 3O ans à peine!

Sollicité désormais par les structures nationales de l’Enseignement malien, il a manifesté son souhait de rester à Kelaz quelques temps encore, à notre grand soulagement égoïste et pour le bonheur de celle qu’il a choisi au village et qui y élève son fils: quelques années encore, dont les élèves, le village et la Bibliothèque doivent le remercier.

Et nos félicitations pour le succès de l’ami modeste , et ambitieux pour lui-même et pour les autres, qui aime et sait faire aimer à chaque occasion la Bibliothèque du Mandé .

Vous pouvez l’appeler au 00223/ 78 81 26 00: il saura vous accueillir comme il faut.

KelaMichel

PATRIMOINE CULTUREL

Vendredi 19 juin 2009
Un des chantiers de patrimoine qui nous tiennent à coeur: à vous aussi de jouer!

Un des chantiers de patrimoine qui nous tiennent à coeur: à vous aussi de jouer!

Ce début de semaine, deux journées bien remplies par les exposés et les débats du colloque organisé à Bamako par la Direction Nationale du Patrimoine du Ministère de la Culture et par l’Ordre National des Architectes du Mali: Protection du patrimoine culturel bâti.

Des représentants motivés et très compétents du Ministère, des professionnels et des techniciens, le Président de Djenné Patrimoine pour défendre les maçons « bari»  de sa ville, Monsieur Traore Président de l’Ordre des Architectes du Mali, des étudiants très documentés et pleins d’ambitions et de courage. L’occasion aussi de retrouver Konoba Keita, Secrétaire général du Ministère, que nous avions connu en poste à la Bibliothèque Nationale naguère; celle aussi de connaitre le Directeur National du Patrimoine, précis et attentif pour lancer l’idée d’exploration patrimoniale du site de Warakun près de Kela.

Invité d’honneur: Stephane Santelli, architecte et Directeur d’Etudes à Paris-Belleville, qui découvrait le Mali et indiquait des pistes de progrès en promettant de revenir pour faire dans notre pays dont le patrimoine domestique bâti l’impressionne beaucoup; la présence aussi du représentant de la Fondation Aga Khan, très impliquée à Djenne, Niono et sur le programme ambitieux du Parc National cher à Samuel Sidibe.

Nous avons pris date pour quelques projets qui me tiennent à coeur.

Un colloque très « constructif»  et porteur d’avenir, où la notion de « patrimoine immatériel»  trouvait sa place en offrant des opportunités à notre Mandé dont le KamaBlon et Kurukanfuga de Kangaba sont en instruction pour une éventuel classement par l’UNESCO.

Quelques jours plus tôt, sous la coupole restaurée de l’Institut National des Arts, une exposition du photographe malien disparu, Seydou Keita, nous offrait l’occasion de faire chanter Kaira par les musiciens -élèves de l’INA.

Le plaisir, plus tard, de la visite de Bouna Boukhary Diouara jusqu’à Sebenicoro: pour échanger sur les 10 années d’amitié vécues ensemble dans les rêves raisonnables qu’il savait écouter, et dire ce que les moments de Kela furent, cette année, autour de Claude Viallat, de Tiramakan et du Mandé. Son avis mesuré, toujours précieux, sur ce qui reste à faire pour « après-demain» . Le projet de quelques jours ensemble au village…