Archive pour mars 2009

LE PETIT TORO…

Mardi 3 mars 2009
Dans notre poche, ce petit toro noir, jusqu'à Kela.

Dans notre poche, ce petit toro noir, jusqu'à Kela.

Le travail de Claude Viallat est un miroir à facettes, qui réflète la même réalité avec les mêmes exigences. Ainsi, dans le même temps où le travail de peindre harassait la forme « quelconque»  que le hasard lui avait offert dans l’Eté 1966, les toros et les tauromachies qui étaient dans sa vie depuis l’adolescence sont dessinés et peints sans relâche sur le papier où sur des supports où le vécu a laissé les marques de la vie.

Parallèlement Claude, l’homme qui marche sans relâche, ramassant tous les bois flottés et les cordages fatigués par mers et marées, bricola des équilibres subtils souvent très proches des noeuds que la mystique impose ici à nos fétiches: les afriques de Claude Viallat, là-bas au Grand Sud de l’europe…

Le grand succès que nos amis maliens ont construit cette année à force de coeur, autour du travail de Claude Viallat, nous pousse vers le projet fou évoqué naguère à Bamako*: bricoler rigoureusement une exposition-miroir qui affronterait (apprivoiserait) deux mondes, celui des « tauromachies»  de Claude Viallat et celui, multiforme à travers nos brousses, des représentations des cultes et des mythes du taureau en Afrique Occidentale.

Des collections publiques et privées d’un peu partout dans le Monde, des compétences de toutes couleurs et beaucoup de travail et de passion: voyager ensuite les principales capitales au Sud du Sahara etc… jusqu’au musée parisien du Quai Branly, peut-être.

L’affaire n’est pas simple, et nous avons besoin de vous.

*FEVRIER 2012/ CE PROJET, AU DELA DE NOS SEULES FORCES SANS DOUTE, N’A PAS ETE REALISE. 

Michel Kuentz

KELA,KELA,KELA…

Mardi 3 mars 2009

A Kela, la chance a voulu que « Le devoir de violence»  de Yambo Ouologhem retrouve sa place à la Bibliothèque,  après un mystérieux voyage en mains privées: un étudiant de Kita, qui cherchait depuis plus de 2 ans à lire ce livre si difficile à trouver au Mali (peut-être la Librairie Ba au Grand Hotel, sinon…) a témoigné son émotion à Sine Diarra. Il passa la journée sous nos « hangars»  à l’ombre, à dévorer les pages en copiant ce dont il avait besoin.

Des visiteurs de France, musiciens attentifs à respecter le Mandé, seront à Kela pour quelques jours: nous leur avons ouvert les portes de notre case d’accueil et donné les contacts qui pourront être utiles puisqu’ils vont amener balaphon et guitare au village. La Bibliothèque sra pour eux un espace de calme, à l’écart de trop de sollicitations amicales, pour travailler avec les griots et connaitre les enfants de Kela. Ils sont « dans la main»  de Sine Diarra, du Chef des griots Yamudu Diabate et du « commandant»  Haïdara»  le Chef de Village de Kela.

Le mariage à Kela, ce week end, du petit-fils de SIRAMORI, amène au village l’hommage de tous les musiciens honorables que compte la Sous-région et celui des griots et des griottes les plus célèbres: nos amis les trouveront à Kela, ni allah so na…

KasseMadi Diabate, qui chante à Bamako samedi, ne sera pas au village, mais nous irons le saluer à Sebenicoro et il chantera sans doute Kaïra comme il faut: en souvenir de Yamudu ni Bremanjian et pour l’honneur des griots de Kela partout.