QUARTIER ORANGE ?
Dimanche 22 février 2009
Une partie importante de l’exposition Claude Viallat est présentée au Quartier Orange: il faut absolument aller d’un lieu à l’autre pour prendre la mesure de l’évènement culturel.
Nous avons rencontré là-bas, hier Samedi, en fin d’après-midi Jean-Luc Baillet, le discret Directeur du CCF de Bamako et l’un de ses amis africains:
Jean-Luc Baillet n’est pas étranger à l’existence du lieu depuis maintenant plus d’un an et il est simplement satisfait de son « effrayant» bébé.
Aujourd’hui, une trop courte après-midi en compagnie de Sidiki Haïdara, fin stratège et grand commis de l’Etat malien, kélien fidèle et courageux de tout, nous mène là-bas, où nous croisons la Directrice de la Culture de la Région Basse-Normandie et deux de ses amies: amie elle-même d’André-Pierre Arnal, compagnon de Support-Surfaces et de Claude depuis si longtemps, notre dame débarquait à peine de l’avion de France pour découvrir aussitôt avec gourmandise l’exposition de Claude Viallat.
Puis l’admiration partagée pour le travail de l’étonnante teinturière de basins qui expose dans une salle voisine. Honneur au Mali et au Jugendstil allemand qui initia les premières icones pour nos tissus, enrichies constamment par des artisans-artistes maliens de haute qualité depuis le milieu du siècle dernier.
Nous poursuivons avec Sidiki jusqu’au Musée National, pour quelques lignes sur le Livre d’Or de Samuel: bien au-delà de la sensualité souvent évoquée pour l’oeuvre de Viallat, Sidiki Haïdara le prudent nous explique longuement « l’érotisme» du travail de Claude à partir de la grande toile qui fait face à l’entrée (à droite du portail de verre), après avoir déjà évoqué prudemment cet aspect fort peu musulman de ses curiosités esthétiques devant une autre toile du Quartier d’Orange. Ses amis chinois (ou seraient-ce ceux de la représentation diplomatique allemande à Bamako?) ont -ils distillé leurs gymnastiques à notre compagnon de Kela?
Rappelons encore: Quartier d’Orange est en Zone Industrielle (Sans-Fil), sur la route de Sotuba, environ 5OO m après MALILAIT, sur la gauche. Dans le quartier on vous indiquera facilement « LA COUR DE AZAR- ancienBARIKA TIGI» puisque la structure est propriété de longue date de Michel Azar, très efficace homme d’affaires de ce pays, et homme de coeur qui nous glissa dans l’oreille (après avoir remercié comme il faut Damory Kouyate et les griots venus saluer Claude à notre appel) en grande discrétion: « C’est bien. Ils auront connu ce qu’est vraiment le Mali…» .
L’ouverture toute la semaine sauf lundi est effective de 10h à 17h. Accès libre et gratuit.
Les Mardis, Mercredis et Jeudis, il faut s’adresser au gardien en uniforme pour accéder: l’exposition Viallat est dans la grande halle, spectaculaire lorsque vous aurez franchi le grand rideau noir qui protège le mystère et fait barrage à trop de poussière de la rue…
Un document de présentation est offert à ceux qui visitent: demandez au gardien ou servez-vous.
Bienvenue!
Nota: l’image est celle du petit tamis de Sebenicoro, voyageur jusqu’en France et peint par Claude, aujourd’hui présenté à la Bibliothèque de Kela.


Après un mystérieux voyage en mains privées, Yambo Ouologhem « LE DEVOIR DE VIOLENCE» a retrouvé sa place à la Bibliothèque et la chance veut qu’un voyageur étudiant de Kati (qui cherchait à lire ce livre depuis plus de 2 ans) ait pû s’assoir sous nos hangars tout un jour, livre en main, pour se rassasier des vérités très actuelles du maudit et copier ce dont il savait l’importance.