PARIS POUR KASSE MADI

3 juillet 2009

Le deuxième concert français de Kasse Madi Diabate a réuni plusieurs milliers de personnes aux portes de Paris, dans le site historique de la Basilique Royale de Saint-Denis où reposent tous les rois de France.

Ceux de nos amis présents là-bas ont entendu Oumou Sangare, Toumani Diabate et notre Kasse Madi jusqu’à très tard. Salif Keita était venu saluer le Mandé, lui aussi, et Bassidi Keita (le batteur fétiche d’Oumou) retrouvait les maîtres maliens qu’il connait depuis l’enfance: souhaitons que Bassidi retrouve pleine santé désormais et fasse à nouveau danser le jembé comme il sait.

Un très grand succès parisien, et Paris gagné pour Kasse Madi.

Le récent CD MANDEN JELI KAN, chez Universal permet à qui veut de connaitre ou de prolonger le plaisir: à la FNAC et chez tous bons disquaires en Europe.

Lancine Diarra en haut de l’affiche!

22 juin 2009

Lancine Diarra est aujourd’hui le vrai « patron»  de la Bibliothèque du Mandé, pour conserver ce qui est là dans la main du village de Kela et pour développer les contacts qui font connaitre. Il est bien aidé par Gorgi, le savant guinéen qui connait Kela mieux que personne depuis qu’il a rejoint le Maître Kela Bala (aujourd’hui disparu) depuis près de 2O ans déjà…

Lancine Diarra est aussi professeur au Collège de Kela, et vient d’apporter au nom de Kela un nouveau drapeau de succès, aux yeux de tout le Mali: reçu major de promotion à sa première présentation du concours de titularisation, à 3O ans à peine!

Sollicité désormais par les structures nationales de l’Enseignement malien, il a manifesté son souhait de rester à Kelaz quelques temps encore, à notre grand soulagement égoïste et pour le bonheur de celle qu’il a choisi au village et qui y élève son fils: quelques années encore, dont les élèves, le village et la Bibliothèque doivent le remercier.

Et nos félicitations pour le succès de l’ami modeste , et ambitieux pour lui-même et pour les autres, qui aime et sait faire aimer à chaque occasion la Bibliothèque du Mandé .

Vous pouvez l’appeler au 00223/ 78 81 26 00: il saura vous accueillir comme il faut.

KelaMichel

CLAUDE VIALLAT EN QUELQUES LIVRES

22 janvier 2009

Bamako-Kela

Pour prolonger l’exposition de Bamako 2009…

Voici quelques titres sur Claude Viallat et sur son travail, consultables à la Bibliothèque du Mandé à Kela.  La plupart est enrichie d’un dessin original *de Claude, qui marque sa dédicace et  son amitié le jour où il nous les a offerts. Certains de ces ouvrages font donc quelquefois le voyage à Bamako, chez moi, où ils sont également à votre disposition.

CLAUDE VIALLAT  Oeuvres/Ecrits/Entretiens*, par Pierre Wat. Paris, Ed.Hazan 2007. in 4° cartonnage toile sous jaquette illustrée. 150 pp. Il s’agit d’une approche très complète, avec index bibliographique, biographie etc…

CLAUDE VIALLAT: UN BEL ETE* (Collectif). Roche-la-Molière, Ed. IAC (Bernard Ceysson)2007. in 4° caetonnage sous jaquette illustrée.114 pp. Cet ouvrage dirigé par Bernard Ceysson présente les grandes expositions de Claude dans l’Eté 2006: l’occasion de découvrir certaines pièces monumentales, réalisées sur commande comme celle de l’installation du Pont du Gard… Les illustrations photographiques sont très respectueuses de la démarche de mise en place, très souvent avec l’assistance fidèle et compétente de Bernard Ceysson.

CLAUDE VIALLAT, par Claude Minière. Fall éditions et Claude Minière 1999. in 8° couverture rempliée illustrée.94 pp. L’historien et critique d’art Claude Minière accompagne le travail de Claude depuis ses débuts: il s’agit ici d’une étude rigoureuse de l’acte de peindre et du caractère novateur de la démarche de Claude Viallat.

CLAUDE VIALLAT ET LE LIVRE, Médiathèque de Perpignan.Catalogue de l’exposition de 2004 à Perpignan. in 8° carré, couverture illustrée, 45 pp. Bibliographie, livres illustrés par C.V, catalogues d’exposition, filmographie, sélection de bibliographie générale. Comme tout catalogue d’exposition, celui ci n’est pas exhaustif mais permet d’approcher l’ampleur des travaux publiés sur l’oeuvre de Claude Viallat et d’apprécier le choix des textes d’auteur qu’il a accepté d’illustrer.( Anecdotiquement, la Ville de Nîmes a remis en cadeau au Président Sarkozy lors de sa visite en Janvier 2009, l’ouvrage illustré par Claude sur les textes de Bernard Noêl: tiré à 5O exemplaires, chacun unique puisque peint à la main par C.V, ce très élégant livre d’artistes a été édité en 2007 à Nîmes, par les Editions La Palourde du courageux libraire Jean-Yves Lacroix.)

CLAUDE VIALLAT: Peintures tauromachiques. Ville de Nîmes, catalogue d’exposition à l’ecole des Beaux-Arts, 2008. in 4° couverture remplée illustrée, 74 pp. En parallèle à l’histoire continue de la « forme»  qui identifie son travail dans le monde entier, Claude Viallat dessine et peint sans relâche les images de corridas et de « courses libres»  (sans mise à mort, Sud de la France), sur les supports les plus variés. Ce travail, que l’artiste n’isole jamais de celui de sa « forme» , peut être mis en rapport avec sa passion continue pour les combats de l’homme et du taureau (toro) qui font une partie de sa vie depuis l’enfance, et avec sa collection importante de pièces populaires sur le sujet qui constitue l’essentiel du fonds du Musée Taurin de Nîmes. La Ville de Nîmes présentait à l’occasion de la Feria de Toros de Pentecôte 2007 toutes les facettes du travail inlassable de Claude, d’où ce catalogue important qui offre l’occasion rare d’approcher un travail impeccable de l’oeil et du trait.

CLAUDE VIALLAT In Pulchri Studio*. Textes de John Sillevis et Yves Michaud. Catalogue d’exposition. In Pulchri Studio, La Haye, 1987. in 4° à système, sous couverture calque illustrée. 16 pp. Un bel objet, mais la langue néerlandaise n’est pas accessible à tous… Un hasard de bouquiniste nous offrit à Paris l’opportunité de recueillir ce témoignage d’une étape, que Claude a enrichi amicalement du dessein d’un toro à notre attention.

 CETTE PIECE RARE, TEMOIGNAGE D’UN TEMPS CONTINU DE CREATION, SERA OFFERTE PAR LA BIBLIOTHEQUE DU MANDE DE KELA  A SON EXCELLENCE MONSIEUR LE MINISTRE DE LA CULTURE DU MALI A L’OCCASION DE LA REMISE OFFICIELLE DE LA TOILE OFFERTE PAR CLAUDE VIALLAT AU MUSEE NATIONAL.

 

Dernière minute: nous retrouvons la courte mais très ambitieuse étude de Christian Skimao, méthodique sur l’analyse du travail de Claude et qui dit comment les démarches « primitives»  de l’art sont entrées dans sa vie à l’occasion d’un ancien (déjà) voyage aux USA: à travers les musées américains… Nul doute que quelques « blancs»  curieux de tout découvrent à Bamako le travail de Claude, en miroir de ses propres émotions américaines sur les artisans-artistes de notre continent!

 

KELA 2003

3 février 2009
Là-haut du Musée à Kela et, sous le velum, jusqu'au 15 juin...

Là-haut du Musée à Kela et, sous le velum, jusqu'au 15 juin...

Depuis 2003, le velum de Claude protège les livres, à Kela
Depuis 2003, le velum de Claude protège les livres, à Kela

Nous avons mené pas à pas le programme BIBLIOTHEQUE DU MANDE à Kela, depuis maintenant près de 10 ans, et Claude et Henriette sont enfin venus.

Et maintenant une bannière (offerte de l’exposition au Musée National) affiche à 10 mètres de haut Claude Viallat et la Bibliothèque au pied de Sokouba Jian et quelques pièces peintes autour de l’histoire ont rejoint le velum de Claude près des livres: vous pouvez les voir à Kela jusqu’au 15 Juin prochain.

La BIBLIOTHEQUE DU MANDE est désormais clairement affichée MANDENKAW KA SEBE MARA YORO.

Bienvenue, dès que possible.

AH! SAMUEL, SAMUEL…

13 février 2009

Nous avons souvent invité notre ami Samuel Sidibe, Directeur du Musée National du Mali,  à suivre nos aventures dans son pays, depuis l’Eté 2008.

Son engagement a été décisif pour le développement du projet un peu fou d’exposition africaine de Claude Viallat, et nous devons le remercier d’offrir au Mali ce cadeau honorable que nous avions imaginé comme un rêve d’amitié partagée.

Les quelques jours depuis l’arrivée de Claude ont répondu à toutes les attentes (tu l’as compris, Samuel) et nous devons dire merci encore et encore aux amis maliens qui l’ont assisté simplement pour réussir.

Mais les rêves n’ont pas de limites, et les nôtres entraineront bientôt Monsieur le Directeur (ou tenteront d’entrainer cet homme de caractère) aussi loin qu’il voudra venir avec nous. Et nous serons très attentifs, nous et nos amis, au rêves toujours raisonnables (?) de Samuel.

Quel beau Musée!

UN PAS, PUIS UN AUTRE PAS S’IL FAUT.

24 février 2009

Le voyage à Kela et la découverte du Mandé au début du siècle, puis l’idée d’accueillir ici (la Bibliothèque du Mandé était désormais vivante d’elle-même) ceux dont l’estime continue nous donna le courage… et une exposition de Claude Viallat, au Mali comme jamais !

Pari tenu.

Bravo Bamako? nous voulons simplement crier merci, le plus haut possible, pour ces 1O années de travail et d’émotions au Mali avec le Livre, jusqu’aujourd’hui.

Bravo Bamako est vivant désormais, pour d’autres projets avec nos amis malinkés: des solutions d’Energie pour le cercle de Kangaba et au-delà si Dieu veut, un énorme barnum Claude Viallat sur les capitales de la Sous-Région et jusqu’au Musée du Quai Branly à Paris: exposition « en miroir»  des travaux de tauromachies de Claude et des collections publiques et privées qui montrent les représentations des cultes et du mythe du taureau en Afrique de l’Ouest.

Nous avons besoin de vous pour faire le mieux possible, comme nous fut essentiel depuis l’an 2OOO le concours attentif de ceux dont le nom, noir ou blanc, est inscrit aux murs du blon-vestibule de la Bibliothèque du Mandé à Kela.

Un peu plus qu'un logo de fortune

Un peu plus qu'un logo de fortune

TELE BINANI (en français: « sacrifice»  du 40° jour): 14 AVRIL.

3 mars 2009
Mandenkaw ka sebe blon à Kela le 15 avril: l'hadj Damba Madi s'évade déjà et Yamudu en pleurs salue longuement Claude et Henriette de paroles lourdes;

Mandenkaw ka sebe blon à Kela le 15 Février: l'hadj Damba Madi s'évade déjà et Yamudu en pleurs salue longuement Claude et Henriette de paroles lourdes;

L’hadj Dambamadi Diabate, Kela Jelikuntigi (chef des griots de Kela), est mort aujourd’hui Mardi 3 Mars 2009 à 18 h.

J’ai porté son nom, comme pseudonyme malien, pendant plusieurs années.

A notre première visite à Kela les enfants nous avaient, en effet, mené à sa porte: il devenait ainsi mon hôte et mon protecteur au village, et l’histoire de la Bibliothèque du Mandé est construite à partir de là.

Le fils de Kela Bala me conseilla plus tard d’annoncer « KelaMichel»  aux étrangers et partout, lorsque la présence quasi-permanente d’un « blanc»  à Kela devint une réalité.

L’hadj DambaMadi Diabate, Kela Jelikuntigi, recevait ses derniers visiteurs de marque le 15 Avril dernier, et pour la première fois dans le vestibule-blon de la Bibliothèque du Mandé à ma demande: Claude Viallat, sa femme Henriette et Loïc Bénétière, pour leur premier voyage au Mali et leur premier salut à Kela… L’émotion de ce long moment de mots inconnus fut, très simplement, à la mesure humaine du respect partagé.

Le nom de l’Hadj DembaMadi Diabate sera toujours connu et salué partout: la charge est désormais sur les épaules de son successeur Yamudu Diabate, dont le fils Seydou est kumatigi (porte-parole) de Kela aux cérémonies du Kamablon Ti, chaque 7 ans, depuis la disparition de notre ami Sine.

Le « sacrifice»  des funérailles sera célébré à Kela le Mardi 14 Avril prochain, en présence des autorités de l’Etat malien, des chefs traditionnels et de la représentation diplomatique au Mali.

KelaMichel

VIALLAT: ON DECROCHE. A SUIVRE…

4 mars 2009
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Le mieux possible…

Les jardins du Musée National du Mali, et le rideau d’eau en cascades qui accueille dès l’entrée le visiteur de l’exposition Claude Viallat, la climatisation contrôlée des salles très lumineuses où sont accrochées les bâches peintes…

Et voilà! Ce Dimanche 15 Mars 2009, le beau cirque de l’exposition des toiles de Claude Viallat va quitter l’Afrique et Bamako: les malles sont prêtes et les équipes africaines qui ont accroché pour les inaugurations de Février avec Claude vont refaire à l’envers, avec un peu de nostalgie sans doute, le chemin de cette aventure.

Claude et Henriette ont appelé de Nîmes ce soir (retour de l’exposition « ILS ONT VU MATISSE»  à Cateau-Cambrésis, où le travail de Claude Viallat est associé pour un temps à celui de ses pairs du monde entier, Jackson Pollock et Sam Francis des Etats-unis, Simon Hantaï dont le travail peut évoquer celui des « noués»  de nos teinturières maliennes, les affiches arrachées de Raymon Hains et d’autres de même « maille» …) pour nous demander de dire un peu d’amitié à chacun de ceux-là.

Mais tout n’est pas fini, ici au Mali, puisque la toile que Claude a laissé à Samuel Sidibe le soin de sélectionner, dès le premier soir au Quartier d’Orange, est un cadeau de coeur à tous les maliens, offert discrètement en merci à chacun de nous.

Le Mali a donné une diatigia d’exception quelques jours,  à Claude et Henriette (merci à Damory Kouyate, merci à Kela), comme nulle part ailleurs: la valeur importante de ce qui est offert aujourd’hui au Musée National est donc bien au-delà d’une estimation de quelques millions de CFA.

Claude et son travail sont d’ailleurs simplement présents à Kela depuis 2004, à la Bibliothèque du Mandé.

Et en 2010-2011, Bamako, comme d’autres capitales de la Sous-Région, accueillera sans doute l’énorme barnum de l’exposition « Viallat tauromachies» : voyez notre article BRAVO BAMAKO.

A tout de suite donc, et merci à chacun. Nous avons fait ensemble l’impossible, et plutôt bien n’est-ce-pas ?

Michel Kuentz

 

Portes ouvertes VIALLAT à Kela

Portes ouvertes VIALLAT à Kela

LA ROUTE FANTASTIQUE: TOUT AU BOUT, KELA…

16 mars 2009

Nous disions l’autre jour un début de chantier et quelque « lames»  actives sur le chemin sablonneux qui mène le curieux vers Kela.

Un voyage cette semaine là-bas nous ébahit de lourdes transformations, clairement engagées, depuis Kenieroba jusqu’au Poste de Kangaba: près de 3O kms déjà de bas-côtés à 5O mètres de large, des arbres déracinés tout au long et tronçonnés pour le bois, le signal fort que tout est engagé.

Sans aucun doute, avant l’hivernage 2011 au plus tard, un « goudron»  impressionnant va dérouler son confort pour chaque voyageur jusqu’à la Bibliothèque du Mandé: ceci n’est qu’un détail, car combien plus essentiels les développements et les commodités que cet énorme aménagement annonce à chacun des amis malinkés autour de nous.

Un atout essentiel pour le programme « SOLUTION D’ENERGIE»  autour du baganin que nous engageons là-bas (voir l’article BRAVO BAMAKO) pour tous ceux qui connaissent la force du Mandé.

Donc, pas à pas avec un peu de courage: tout est possible ici au Mali.

N’est-ce-pas Monsieur le Ministre Semega?

Merci.

 

Michel Kuentz

Bouna et Damba, depuis le début: la force de l’amitié.

16 mars 2009

Le grand bonheur des regards clairs, hier soir et ce matin encore, pour la visite à Damba Sagna et à l’hadj Bouna Boukhary Diouara qui accueillaient ma fille Sabine pour son déjour au Mali avec la même simplicité sincère et forte que celle du premier jour de notre rencontre au Printemps 2000.

Si la Bibliothèque du Mandé, qu’ils accompagnent attentivement, a pris de la force dans les chaos, ces deux la m’ont dit les dangers chaque fois et le grand bonheur des moments passés ensemble.

Bouna connait Kela, puisqu’il publia, encore étudiant, la version authentique des griots de Kela de notre Geste de Sunjata et négocia calmement à l’époque la levée des sanctions que Kela dût prendre à l’égard des indélicatesses de l’une des intervenantes dans cette aventure exigeante. Plus tard, Directeur de la Culture du Mali, il fit authentifier le « couteau»  de Tiramakan chez nos Diawara: le respect et l’amitié…

Damba Sagna, fils de captif d’une famille de chef de la Casamance, connait le Mali mieux que beaucoup de savants prétendus: il identifia les « terres»  bambara avec grande compétence d’antiquaire et nous sommes honoré de le connaitre. Son accueil est à l’image de l’homme, et ses intransigeantes positions morales (nous sommes, avec son ami américain Miller, le seul à mériter, dit-il, le titre d’ami) l’autorisent à toutes les délicatesses du coeur.

Saluons ces deux-la comme nous saluons le Mandé: avec grand respect.

Michel

Un « fameux couteau» : 6 ans de patience.

23 mars 2009
un morceau de mystère et de pouvoir: komo?

un morceau de mystère et de pouvoir: komo?

Tristan suit à Paris, depuis Avril 2008, les travaux d’équipes éminentes réunies autour d’une lame de sabre africain (le « fameux couteau» ) que nous avions acquise à petit prix d’un ami peul ici à Bamako en 2002.

Nos recherches d’amateur, patientes mais assez peu méthodiques, et l’indifférence des érudits consultés sans relâche jusqu’en France, n’avaient encore ouvert aucun chemin vraiment digne des approches de la science: depuis Avril 2008, la route s’est ouverte au travail des équipes attentives du Louvre, de l’Université Paris-Sorbonne, de chercheurs belges, anglais ou  africains qui, chacun pour sa spécialité reconnue (métallurgie d’Afrique de l’ouest, instruments royaux de pouvoir, histoire es signes de croyance…) ont placé cet objet au premier plan d’intérêt.

Aujourd’hui se joignent à cette recherche une équipe de l’Université anglaise de Cambridge  et l’éminent Professeur Jean Boulègue (qui a courtoisement accepté de sortir de sa retraite…): le couteau rejoindra les collections du Musée National du Mali, comme promis jadis à Samuel Sidibe.

C’est sa place, et l’ensemble des documents de recherche réunis patiemment autour de cette pièce va former un corpus pour d’autres recherches.

Nous allons ouvrir sur ce site une rubrique illustrée consacrée à ce chantier d’Histoire.

Merci déjà à chacun de ceux qui offrent à notre patience obstinée le cadeau énorme de leur érudition.

KelaMichel

LIVRE D’OR.

31 mars 2009

Simplement, beaucoup de travail dans l'ombre: Musée National du Mali.

Simplement, beaucoup de travail dans l'ombre: Musée National du Mali.

L’exposition Claude Viallat au Musée National du Mali était ouverte au public tous les jours

(sauf Lundi) depuis l’inauguration ministérielle jusqu’au 15 Mars dernier: aucun visiteur ne trouva porte close, et l’accueil des services était à hauteur du lieu et de l’évènement.

Les documents réalisés grâce au budget de la Convention Mali-France de Juillet 2007 furent maintenus à libre disposition de chaque visiteur, bien visibles sur une table d’accueil et renouvellés bien avant toute défaillance. Ainsi les visites de groupes organisées à cette occasion (Lycées, Collèges, CNAMM Bala Fasseke, INA, Société Civile) recurent-elles le meilleur accueil.

Un Livre d’Or était là pour accueillir les remarques et les suggestions, comme il se doit: plus de 100 mentions manuscrites témoignent d’un flot continu de regards attentifs, dont l’Administration du Musée a sans doute tenu un compte quotidien pour sans doute beaucoup plus de 1000 visiteurs, outre les 500-700 invités présents à l’inauguration.

Témoignage d’un succès dû (ce n’est pas une surprise lorsqu’on connait la redoutable activité du Musée National) à chacun de ceux qui s’impliquèrent chaque jour à la présentation impeccable du lieu et au sourire de l’accueil: la direction et le personnel du Bar-restaurant du Musée ont contribué à leur manière, et nul doute que plus d’un visiteur exotique en conserve longtemps très loin le souvenir.

L’exposition Claude Viallat fut une ouverture exceptionnelle sur les Cultures du monde, et la capacité du Musée National du Mali dans cette démarche de regard sans exclusives est saluée un peu partout comme il se doit: un espace impeccable toujours en mouvement grâce au travail des équipes remarquables que Samuel Sidibe a su réunir autour de lui, à hauteur d’ambition de l’Afrique et du Mali.

Le calicot qui saluait l’évènement en façade de l’exposition a été gracieusement offert à la Bibliothèque du Mandé à Kela où il témoignera longtemps, sur un mât de 10 mètres au centre de la cour, d’un beau moment partagé.

Merci à chacun d’autres aventures à construire ensemble.

Michel Kuentz

Quelque chose bouge…

3 avril 2009

A Djenné comme à Kela, la curiosité de découvrir, beaucoup de travail et le bonheur d'un objet rare sauvé de quelques siècles d'indifférence polie.

A Djenné comme à Kela, la curiosité de découvrir, beaucoup de travail et le bonheur d'un objet rare sauvé de quelques siècles d'indifférence polie.

Le 19 Avril prochain est le jour de la grande célébration traditionnelle des cérémonies du 40° jour suivant le décès du Chef des Griots de Kela.

 

Nous étions à la Bibliothèque du Mandé dès le Samedi 11.

Il s’agissait de placer, au centre de la Cour, un mât métallique de 10 mètres de haut, scellé de béton évidemment, qui supporte le drapeau malien et la bannière de l’exposition Viallat qui annonçait l’évènement en façade du Musée National : au verso, les mentions BIBLIOTHEQUE DU MANDE (avec logo Viallat et adresse du site web) et MANDENKAW KA SEBE MARA YORO une signalétique pour longtemps.

Ce fût aussi l’occasion de mettre en place Samedi chez les DIAWARA la somptueuse vitrine d’ébénisterie offerte par l’Etat malien, sur notre demande, aux « kandigi ni bakandigi»  de Kela pour la protection du SABRE DE TIRAMAKAN: un spectaculaire chef d’oeuvre à hauteur de l’objet mystique, et l’occasion pour chaque visiteur de demain d’apprécier le travail exemplaire d’un artisan malien du bois.

 A Kela, les Diawara s’étaient activés à remettre en état  (toiture, crépis, fermetures) la case qui abrite chez eux le fameux « couteau»  cher à Bouna Diouara et à tous les malinkés. Alioune Ba, le photographe malien bien connu à Lyon et ailleurs, nous accompagnait à titre privé, pour fixer en images le moment rare de l’hommage à Tiramakan Tarawele: les Diawara lui ont fait l’honneur de tenir en mains le sabre et la lance de Tiramakan Tarawele. Respect!

Binta Kouyate chanta Lundi soir pour nos amis peuls de la Guinée et nous sommes allé saluer la femme de notre Karamoko Koyouman Konate (decede en 2003) le grand Donsoba de Kela, et le nouveau Chef des griots Yamudu Jini Diabate qui recevra les « bagages»  sacrés dans la semaine du 20 Avril: comme au temps , jelikuntigi et kumatigi (Saïdou Diabate) sont désormais dans l’ordre réunis à Bremanla.

Kela est vivant…

 En place aussi, au mur de la bibliothèque (mandenkaw ka sebe mara yoro), un panneau des photos de la Bibliothèque de Manuscrits de DJENNE qui sera, un jour peut-être, la correspondance au Nord de celle de Kela… et bienvenue à Kela, Monsieur Yaro, le vigilant gardien de Djenné.

Quelques petits pas de plus, donc, en attendant qu’une autorité bienveillante contribue à la lumière pour notre Bibliothèque du Mandé, dont les panneaux solaires disparurent voici 3 ans déjà: on annonce une action imminente de l’Ambassade d’Allemagne à propos de panneaux solaires, et nul doute que nos amis du village auront à coeur de mentionner ce désordre ,facilement réparable, à leur interlocuteur germanique…

Rendez-vous donc, dès le week-end du 19 Avril, à Kela.

Michel

KELA EN MOUVEMENT…

14 avril 2009

 

Voyage et séjour à Kela depuis vendredi soir.

Samedi matin remise officielle à la famille DIAWARA de la vitrine réalisée et offerte par le Musée National du Mali, sur notre demande amicale, pour la protection etr la présentation du sabre de TIRAMAKAN TARAWELE: accueil dans la tradition, salutations, on a joué Janjon au moment où le sabre fut sorti de son tissu protecteur pour que deux des accompagnateurs de la vitrine aient l’honneur insigne de le tenir en main (à l’abri des regards publics)… à voir à Kela sur demande aux Diawara qui en sont gardioens depuis toujours.

Dimanche travaux à la Bibliothèque, installation d’une exposition modeste de pièces originales de claude Viallat qui sont visibles là-bas jusquau 15 juin, réalisation d’un panneau de présentation des la Bibliothèque des manuscrits de Djenné pour un futur « jumelage»  (?)…

Lundi, montage du mât de 10 mètres qui supporte la bannière qui annoncait l’exposition Viallat au Musée National, dont le verso peint sert d’enseigne à la Bibliothèque, en, français et en malinké: surmonté du drapeau malien.

Lundi et Mardi, peintures nouvelles, dans le blon-vestibule de la Bibliothèque et sur le mur extérieur de deux autres cases, par le jeune Moussa Dante (15 ans) artiste de Kela qui réalisa voici 4 ans les peintures aujourd’hui disparues: merci à Moussa, et bonne route jusqu’au Conservatoire Bala Fasseke Kouyate sans doute, après le bac: 2 ans d’efforts scolaires encore, et peut-être le diplôme à 17 ans!

Voilà pour l’instant, et bientôt ici des images.

C’EST FAIT !

20 avril 2009

Le Quarantième Jour du chef des griots de Kela, décédé au mois de Mars, a été célébré Dimanche 19 en présence de nombreuses personnalités, des chefs traditionnels du Mandé et des représentations de Jelya de Cote d’ivoire, du Senegal, de Gambie et de Guinée notamment. Le chef des griots de Siguiri était venu, accompagné des musiciens balaphonistes de là-bas. Le Chef des Griots de Bamako était là, bien sûr, et l’on connait la forte alliance des Soumano et de Damorila.

Samedi, et toute la nuit jusqu’à 3 heures passées, Saïdou Diabate (porte-parole) et les griots de Kela ont chanté le MASAJIGI des familles du Mandé et l’Epopée de Sunjata: un évènement qui n’est accepté que pour de très grands évènements et surtout pour la célébration du Mandé au Kama Blon Ti de Kangaba tous les 7 ans.

Aujourd’hui, nous avons salué le nouveau Chef des griots de Kela (Yamudu Jini Diabate), au lever du jour: on transporte chez lui, cet après-midi, le « bagage»  mystique transmis de chef en chef.

Kasse Madi Diabate a voyagé avec nous, depuis Bamako, et, une fois de plus, ce très grand artiste malien était dans son village kela à la place qui est désormais la sienne et reconnue partout: celle de Kela Bala. Une importante tournée en France est annoncée, pour accompagner la campagne du double CD « Mandenjelikan» , et Kasse Madi va chanter à Paris au côté de Cheik Tijane Seck puis de Rokia Traore. Un concert important est annoncé avec HANK JONES, le très célèbre pianiste blues des Etats-Unis…

Kela bouge et ses enfants, partout dans le monde où vit la musique.

KelaMichel

ENFIN KASSE MADI DIABATE EN HAUT ! DES CONCERTS…

21 avril 2009

Kasse Madi Diabate est un chanteur à longue histoire. Les accidents de la vie avaient provisoirement occulté l’immense notoriété du temps de sa jeunesse, voici 20 ans, et un projet de France le plaça malheureusement à cette époque dans les griffes d’intermédiaires beau-parleurs qui ne sûrent pas exploiter leur chance et « gâtèrent»  la sienne.

Le talent et le coeur, avec quelques fidélités et surtout la présence à ses cotés de son fils Boubacar (l’image de son père), ont remis les choses dans l’ordre: Kasse Madi est désormais en haut, et sa place à Kela est vraiment celle de Kela Bala.

D’autres sont autour de lui là-bas: Lafia Diabate, Binta la fille de Siramori, Coman Wele Diabate, Kasse Madi Kamissoko… Un artiste kelien plus jeune occupe aussi les Télévisions et les Scènes du Mali et de la Sous-Région: Moriba Diabate porte les grands boubous…

Mais Kasse Madi est le Maître et le Père reconnu, par Toumani Diabate, Cheick Tidjane Seck et tous les autres qui savent qui il est: le  CD Manden Djeli Kan  témoigne chez Universal.

Des concerts?

A Bamako, le 22 Mai au Patio du Centre Culturel Français. En France, le 27 Juin à VIENNE (près Lyon) aux côtés du pianiste géant américain HANK JONES et de Cheick Tidjane.

Des projets? En France , à PARIS, le concert du 30 Juin avec Rokia Traoré et Toumani Diabate dans le cadre historique du monument de la Basilique de Saint-Denis: là où sont enterrés tous les rois de France.

Des nouvelles?

Une grande interwiew à la BBC de Londres récemment, à l’occasion du grand concert donné là-bas. Ici, au Mali, le journal LE REPUBLICAIN sous la plume de l’un de nos meilleurs journalistes.

Et plus tard AFRICABLE peut-être, et RFI si Serge Daniel le peut…

Et bientôt, lorsque nous accueillerons au Mali et à Kela PACO IBANEZ, qui vient en Décembre prochain  écouter les griots avec sa femme, quel bonheur de faire rencontrer ces  géants… une guitare espagnole et le n’goni du Mandé, les harmonies généreuses de deux continents réunis un moment à Kela. Si Dieu veut.

 

Oui, maintenant, Kasse Madi est à sa place: celle du Karamoko de tous ceux qui chantent malinke.

L’amitié et le coeur gagnent toujours.

Kela Michel

 

PS- Et le double CD UNIVERSAL, commercialisé en Europe avec succès depuis Janvier, bientôt en Afrique.

ON VA ESSAYER, PAS A PAS…

24 avril 2009

Voyage en France donc, pour quelques rendez-vous et la mise en avant là-bas de ce qui est commencé ici.

Donc: les manuscrits de Djenné, le barnum 2010-2011 Claude Viallat, les solutions d’énergie du pourghère « baganin»  pour le Mandé et, plus près, la présentation à Bamako en Juin des 4 derniers exemplaires du livre VIALLAT/Bernard Noêl et quelque chose autour de la dation Claude Viallat+ Ville de Nîmes+ Bibliothèque du Mandé au Musée National du Mali et au Conservatoire Bala Fasseke.

Quelques petits pas de mieux vers ce qui fut commencé à Kela, par hasard, au Printemps 2000.

KelaMichel

Un peu partout.

2 mai 2009
Quelques signes offerts au fil des ans et LE livre peint (40 exemplaires, chacun unique) par Claude Viallat qui sera exposé en Juin à Bamako: des traces d'amitié.

Quelques signes offerts au fil des ans et LE livre peint (40 exemplaires, chacun unique) par Claude Viallat qui sera exposé en Juin à Bamako: des traces d'amitié.

Arrivé à Nîmes, et quelques informations sur l’actualité Claude Viallat.

Maintenant au Mali pour faire un peu plus.

TOURNOI ROLLAND GARROS 2011: l’affiche en a été commandée à Claude, dont le travail de « noeuds»  et de « filets»  s’accorde étroitement avec l’essence de ce sport.

Concert PACO IBANEZ à Barcelone: l’amitié simple qui a souvent réunis ces deux grands artistes: Claude va réaliser, à la demande de Paco, le rideau de fond de scène du prochain concert espagnol…

BAMAKO: présentation à Bamako en Juillet 2009 de quelques livres peints (notamment les tout derniers exemplaires du BERNARD NOEL/CLAUDE VIALLAT présenté lors des expositions maliennes de Mars-Avril) , au Grand Hotel et à l’Hotel Salam sans doute, grâce au concours efficace de la LIBRAIRIE BA (une institution incontournable du monde du livre à Bamako).

Et le programme du « barnum»  ethno-culturel TAUROMACHIES annoncé pour 2011,  à développer en Afrique de l’Ouest et jusqu’au Quai Branly?

Et nos passions autour du site mystérieux de Warakun près de Kela, si la Direction du Patrimoine accepte d’engager la mission d’étude qui permettrait enfin de  sauvegarder ce très important vestige historique de l’histoire humaine du Fleuve Niger.

Et le spectacle à Kela (bientôt?) des marionettes de Yaya Coulibaly près de la statue qu’il façonna en 1982 pour « La Force Noire» : nous avons évoqué encore ce projet avec Yaya lors de la présentation de son spectacle le 15 Juin au CCF de Bamako.

AVEC UN PEU DE COURAGE… 

KelaMichel

PATRIMOINE CULTUREL

19 juin 2009
Un des chantiers de patrimoine qui nous tiennent à coeur: à vous aussi de jouer!

Un des chantiers de patrimoine qui nous tiennent à coeur: à vous aussi de jouer!

Ce début de semaine, deux journées bien remplies par les exposés et les débats du colloque organisé à Bamako par la Direction Nationale du Patrimoine du Ministère de la Culture et par l’Ordre National des Architectes du Mali: Protection du patrimoine culturel bâti.

Des représentants motivés et très compétents du Ministère, des professionnels et des techniciens, le Président de Djenné Patrimoine pour défendre les maçons « bari»  de sa ville, Monsieur Traore Président de l’Ordre des Architectes du Mali, des étudiants très documentés et pleins d’ambitions et de courage. L’occasion aussi de retrouver Konoba Keita, Secrétaire général du Ministère, que nous avions connu en poste à la Bibliothèque Nationale naguère; celle aussi de connaitre le Directeur National du Patrimoine, précis et attentif pour lancer l’idée d’exploration patrimoniale du site de Warakun près de Kela.

Invité d’honneur: Stephane Santelli, architecte et Directeur d’Etudes à Paris-Belleville, qui découvrait le Mali et indiquait des pistes de progrès en promettant de revenir pour faire dans notre pays dont le patrimoine domestique bâti l’impressionne beaucoup; la présence aussi du représentant de la Fondation Aga Khan, très impliquée à Djenne, Niono et sur le programme ambitieux du Parc National cher à Samuel Sidibe.

Nous avons pris date pour quelques projets qui me tiennent à coeur.

Un colloque très « constructif»  et porteur d’avenir, où la notion de « patrimoine immatériel»  trouvait sa place en offrant des opportunités à notre Mandé dont le KamaBlon et Kurukanfuga de Kangaba sont en instruction pour une éventuel classement par l’UNESCO.

Quelques jours plus tôt, sous la coupole restaurée de l’Institut National des Arts, une exposition du photographe malien disparu, Seydou Keita, nous offrait l’occasion de faire chanter Kaira par les musiciens -élèves de l’INA.

Le plaisir, plus tard, de la visite de Bouna Boukhary Diouara jusqu’à Sebenicoro: pour échanger sur les 10 années d’amitié vécues ensemble dans les rêves raisonnables qu’il savait écouter, et dire ce que les moments de Kela furent, cette année, autour de Claude Viallat, de Tiramakan et du Mandé. Son avis mesuré, toujours précieux, sur ce qui reste à faire pour « après-demain» . Le projet de quelques jours ensemble au village…

Claude Viallat, peintre: encore un peu…

23 juin 2009

L’exposition à Bamako du travail de Claude Viallat a laissé ici quelques traces fortes, et le témoignage continu des moments d’émotion intelligente vécus au Mali étonne nos amis nîmois au travers des récits de Claude et d’Henriette: la découverte d’africains remarquables, bien au-delà des livres d’images qu’on raconte souvent, fût pour eux un moment de vie. Simplement.

Ainsi donc, Claude offrit au Mali le choix d’une très belle toile (au libre choix du Directeur Samuel Sidibe)de l’exposition du Printemps, dont la remise officielle sera l’occasion sera l’occasion de dire encore un peu le moment rare que nous avons vécu ensemble avec Youssouf Doumbia, Alioune Bâ, Damory Kouyate, Bagayoko « Bacchus»  l’homme-orchestre du Musée, ceux de N’golonina et du Rabelais et les amis de Kela qui ont su accueillir à hauteur d’image.

On présentera aussi, cet été à Bamako, les 2 derniers exemplaires du livre peint à la main par Claude, dont 4O exemplaires seulement furent proposés en 2007 dans le monde.

Jusqu’au 15 Juillet, la Bibliothèque de Kela offre aux visiteurs, outre l’importante documentation permanente de son fonds « ART» , plusieurs pièces originales du travail de Claude Viallat, confiés quelques semaines par un collectionneur privé pour accompagner le velum que l’artiste offrit en 2004 pour témoigner son hommage au dessus des livres du « FONDS ANCIEN DE LIVRES RARES ET PRECIEUX« : Monsieur Diarra ne dormira pas tous les jours, gardien méticuleux pour un temps de ce trésor unique en Afrique…

Et que chacun de ceux qui ont croisé le chemin de l’artiste au Mali sache que, au pieds des Arênes romaines de Nîmes tout au Sud de la France, le sourire de Claude et un bon café les attendent…

Ce que chantera sans doute à Kela, lui aussi, son ami musicien Paco Ibanez. Vers la fin de l’année, si Dieu veut.

Et si tout ce remue-ménage ne vous dérange pas trop, alors vous êtes chacun bienvenu à Kela comme à Nîmes, vous aussi.

Une Afrique dilettante: ouvrir des fenêtres.

23 juin 2009

Le point commun d’évidence qui fait vivre ensemble la musique, le livre et les arts de la forme (peinture, sculpture) est peut-être, très simplement, la vie. Et la recherche de solutions équilibrées mène aussi naturellement vers le problème énergétique et sa solution naturelle du BAGANIN au Mali.

Au delà des objectifs linéaires en forme d’autoroute vers quelque parking à penser trop connu, le dilettantisme a sans doute, ainsi, sa place sur chaque continent. Et tout particulièrement en Afrique. Telle est la démarche initiée naguère autour de la Bibliothèque du Mandé de Kela et dont les développements éclatent doucement: une façon de penser, d’imaginer et de faire que nous avons titrée désormais BRAVO BAMAKO.

Ainsi les concerts de Kasse Madi Diabate en France fin Juin, un rêve de jumelage entre la Bibliothèque des Manuscrits de Djenné et celle du Mandé à Kela, l’exposition « géante»  de Claude Viallat à Bamako en Février-Mars 2009, son prolongement naturel dans la sous-région en 2011 (TAUROMACHIES), une initiative prudente pour honorer Miguel Barcelo et son travail ici en 2010, le programme Energie Mugu Baganin pour le Mandé et la parole des griots pour accueillir fin Décembre 2009 l’énorme guitariste et musicien Paco Ibanez à Kela: dilettantisme.

Mais il suffit quelquefois de rêver…

De fortes amitiés et un peu de travail, ignorer les priorités de culture qui placent les couleurs et les continents dans un système obsolète de hiérarchies, le sentiment aussi que rien, jamais, n’est complètement inutile ni vraiment impossible.

Et Kela ? le Festival 2009 fut un très grand succès et l’amorce d’un avenir solide pour découvrir le Mandé d’une autre manière, les succès de Moriba Diabate et de Boureman « N’ko den»  Diabate un peu partout en Afrique et au-delà, le campement FAMA qui permet de vivre Kela dans les règles d’une hospitalité prudente, le développement du Collège et de l’Ecole Fondamentale désormais fortement structurés pour tous les enfants du village, l’énergie féroce de Lancine Diarra autour de la Bibliothèque du Mandé et l’attention permanente des associations du N’ko et des réunions de femmes autour d’Assetou Kouyate témoignent que Kela est vivant d’un catalogue d’initiatives à hauteur de son histoire.

Le dilettantisme, n’est-ce-pas simplement vivre à coeur ouvert?

Bienvenue.

KelaMichel