Au village.

2 février 2010

Quelques jours au village pour réaliser, enfin, les travaux de remplacement des toits de 3 cases qui sont annoncés depuis l’automne.

Le courage et la ténécité de MamadouBa Kamissoko, qui avait pris en charge la mission de coordonner et de faire dans le délai fixé d’achèvement au 30 Janvier, ont rempli le contrat: malgré les oppositions railleuses de quelques jalousies imbéciles, tout était prêt à notre arrivée pour faire le travail des 3 cases en 3 jours (performance à 3 personnes…) avec l’aide très compétente de Mohamed Haïdara, un spécialiste de ce travail très reconnu à Kela.

Donc c’est fait: suffisamment de bambou et de bonne paille, posé correctement pour durer peut-être aussi longtemps que l’un des toits renouvellés (celui qui protègeait le fonds ancien de la Bibliothèque depuis la fin de l’an 2000, donc depuis près de 10 ans!).

On peut remettre à sa place le velum peint par Claude Viallat.

Quelques visites amicales sont annoncées pour fin de Février, en forme de consécration vécue du travail de Mamadouba…

Nous avons avancé encore un peu.

Rien d’inutile?

6 janvier 2010

Quelques jours à Kela cette fin d’année et, pour soulager Madame Diarra le temps de baptême de sa nouvelle fille, l’hospitalité auprès de MamadouBa Kamissoko. La délicate négociation, patiente, du chantier des toits de 3 cases qui ont besoin de paille et de bambous dans un budget raisonnable: on peut espérer que tout soit en place le 23 Janvier pour l’intervention finale des équipes que Mr Diarra et Mamadouba doivent réunir.

Encore quelques heures vers les bas-fourneaux de Djalacoroni, dont l’importance historique se confirme peu à peu: le site aurait été abandonné après l’attaque de cette place-forte des Traore par Mamby Keita de Kangaba, au temps des luttes de l’Almamy Samory Toure…

Nous avons retrouvé avec grand plaisir Pierre le canadien (Moussa Konate) venu présenter Kela à ses deux filles, pour la première fois: il leur a montré doucement un peu de notre village et des douceurs qui l’entourent, et nous avons bavardé un long moment sous le « hangar»  de la Bibliothèque. En évoquant le printemps 2004 où Pierre lui-même découvrait Kela à la Bibliothèque avant de conduire son regard jusqu’aux cérémonies septennales du KamabolonTi de Kangaba: le temps passe…

Robert présentait dans le tohu-bohu de la grand’place les fims qu’il réalisa à Kela, après avoir installé un vrai petit studio mobile dans une case du campement, et l’accordeon d’Isabelle associait ses musiques à celles de nos musiciens malinkes. Chaque soir une nouvelle fête d’amitié autour de ces vrais amis de Kela, avec musique, danse et marques de respect pour nos deux aventuriers tranquilles.

KelaMichel

SALIMATA DE KELA EST NEE…

9 décembre 2009

De Kela et autour de Kela:

 Bacari Diawara (Robert) est à Kela pour quelques semaines, auprès de l’ami Ibrahim Diabate et de la famille, au service de tout le village pour marquer les images video que CINEMANDINGUE diffusera un peu partout. Dans ses bagages, une video-DVD de près de 2 heures qui montre le village, sa vie quotidienne et les musiciens qu’on connait (Kasse Mady Diabate et son frère Lanfia, « Super»  de DieteneMadi La et ses cousins, à Kela et à Bamako…): cet outil d’amitié est offert au village pour faire connaitre plus loin tout ce qui vit. Merci et Bravo à CINEMANDINGUE.

On attend le retour de la Mecque de Dietene Mady Diabate, le mari de Binta devenu Hadj cette année et qui change donc pour toujours sa tenue de donso (donso dloki) contre les tenues immaculées du sage reconnu et très solide porteur des valeurs de l’Humain.

Une fille est née chez Mamadou Ba Kamissoko et sa femme Naïma Doumbia, auprès du vieux Mansa qui trouve ainsi, selon la tradition, une nouvelle « femme»  pour continuer dans le bonheur. Elle sera baptisée ce Dimanche 13, en grande fête, du nom de SALIMATA (celui de la mère de MamaduBa, la femme de Mansa décédée en 2008). Que la santé et le bonheur l’accompagnent, auprès de son frère et de ses parents!

Le programme annoncé du célèbre guitariste et chanteur espagnol PACO IBANEZ, qui voulait connaitre Kela et ses musiciens cette fin d’année, est bousculé par les sollicitations européennes auxquelles il doit faire face: notamment le concert, le 21 Décembre à Barcelone, pour lequel CLAUDE VIALLAT a répondu présent en réalisant un rideau de scène de près de 5O m2 peints cet automne à Nîmes: les deux amis réunis, une fois de plus, dans le plaisir d’être ensemble…

PACO n’a sans doute pas oublié son projet malinké et nous dirons bientôt les dates de sa visite lorsqu’il pourra confirmer.

Et d’autres nouvelles, que nous dirons bientôt, et la réfection du toit et du crépi de quelques cases de la Bibliothèque dans les semaines qui viennent.

KelaMichel

Américains à Kela

1 décembre 2009

Le petit groupe d’amis américains annoncés a commencé Lundi par Kela sa découverte du Mali: les jembes du groupe d’Amadou Kamissoko ont fait danser les filles que la musique appelait dans la cour de la Bibliothèque, et Breman Diabate « Le Vieux»  est venu aussi pour contrôler un peu cette visite et montrer comment danse un grand griot de Kela.

Ils découvraient aussi la bibliothèque, un peu étonnés des trésors insolites qu’on peut y savourer.

Un tour rapide du village, dans la main de MamadouBa Kamissoko, jusque chez les Diawara où nos américains eurent l’honneur de voir le « couteau»  de Tiramakan Tarawele. Beaucoup de photos, des sourires et le bonheur d’échanger un moment en brousse du Mandé: Kela ouvrait la porte du Mali à ces étrangers débarqués la veille à l’aéroport de Bamako-Senou.

Nous avons rejoint Bamako, la nuit tombée. Un joli moment… et pour nous, la douceur d’une soirée, Dimanche, entre amis autour du thé.

KelaMichel

CLAUDE VIALLAT EN QUELQUES LIVRES

22 janvier 2009

Bamako-Kela

Pour prolonger l’exposition de Bamako 2009…

Voici quelques titres sur Claude Viallat et sur son travail, consultables à la Bibliothèque du Mandé à Kela.  La plupart est enrichie d’un dessin original *de Claude, qui marque sa dédicace et  son amitié le jour où il nous les a offerts. Certains de ces ouvrages font donc quelquefois le voyage à Bamako, chez moi, où ils sont également à votre disposition.

CLAUDE VIALLAT  Oeuvres/Ecrits/Entretiens*, par Pierre Wat. Paris, Ed.Hazan 2007. in 4° cartonnage toile sous jaquette illustrée. 150 pp. Il s’agit d’une approche très complète, avec index bibliographique, biographie etc…

CLAUDE VIALLAT: UN BEL ETE* (Collectif). Roche-la-Molière, Ed. IAC (Bernard Ceysson)2007. in 4° caetonnage sous jaquette illustrée.114 pp. Cet ouvrage dirigé par Bernard Ceysson présente les grandes expositions de Claude dans l’Eté 2006: l’occasion de découvrir certaines pièces monumentales, réalisées sur commande comme celle de l’installation du Pont du Gard… Les illustrations photographiques sont très respectueuses de la démarche de mise en place, très souvent avec l’assistance fidèle et compétente de Bernard Ceysson.

CLAUDE VIALLAT, par Claude Minière. Fall éditions et Claude Minière 1999. in 8° couverture rempliée illustrée.94 pp. L’historien et critique d’art Claude Minière accompagne le travail de Claude depuis ses débuts: il s’agit ici d’une étude rigoureuse de l’acte de peindre et du caractère novateur de la démarche de Claude Viallat.

CLAUDE VIALLAT ET LE LIVRE, Médiathèque de Perpignan.Catalogue de l’exposition de 2004 à Perpignan. in 8° carré, couverture illustrée, 45 pp. Bibliographie, livres illustrés par C.V, catalogues d’exposition, filmographie, sélection de bibliographie générale. Comme tout catalogue d’exposition, celui ci n’est pas exhaustif mais permet d’approcher l’ampleur des travaux publiés sur l’oeuvre de Claude Viallat et d’apprécier le choix des textes d’auteur qu’il a accepté d’illustrer.( Anecdotiquement, la Ville de Nîmes a remis en cadeau au Président Sarkozy lors de sa visite en Janvier 2009, l’ouvrage illustré par Claude sur les textes de Bernard Noêl: tiré à 5O exemplaires, chacun unique puisque peint à la main par C.V, ce très élégant livre d’artistes a été édité en 2007 à Nîmes, par les Editions La Palourde du courageux libraire Jean-Yves Lacroix.)

CLAUDE VIALLAT: Peintures tauromachiques. Ville de Nîmes, catalogue d’exposition à l’ecole des Beaux-Arts, 2008. in 4° couverture remplée illustrée, 74 pp. En parallèle à l’histoire continue de la « forme»  qui identifie son travail dans le monde entier, Claude Viallat dessine et peint sans relâche les images de corridas et de « courses libres»  (sans mise à mort, Sud de la France), sur les supports les plus variés. Ce travail, que l’artiste n’isole jamais de celui de sa « forme» , peut être mis en rapport avec sa passion continue pour les combats de l’homme et du taureau (toro) qui font une partie de sa vie depuis l’enfance, et avec sa collection importante de pièces populaires sur le sujet qui constitue l’essentiel du fonds du Musée Taurin de Nîmes. La Ville de Nîmes présentait à l’occasion de la Feria de Toros de Pentecôte 2007 toutes les facettes du travail inlassable de Claude, d’où ce catalogue important qui offre l’occasion rare d’approcher un travail impeccable de l’oeil et du trait.

CLAUDE VIALLAT In Pulchri Studio*. Textes de John Sillevis et Yves Michaud. Catalogue d’exposition. In Pulchri Studio, La Haye, 1987. in 4° à système, sous couverture calque illustrée. 16 pp. Un bel objet, mais la langue néerlandaise n’est pas accessible à tous… Un hasard de bouquiniste nous offrit à Paris l’opportunité de recueillir ce témoignage d’une étape, que Claude a enrichi amicalement du dessein d’un toro à notre attention.

 CETTE PIECE RARE, TEMOIGNAGE D’UN TEMPS CONTINU DE CREATION, SERA OFFERTE PAR LA BIBLIOTHEQUE DU MANDE DE KELA  A SON EXCELLENCE MONSIEUR LE MINISTRE DE LA CULTURE DU MALI A L’OCCASION DE LA REMISE OFFICIELLE DE LA TOILE OFFERTE PAR CLAUDE VIALLAT AU MUSEE NATIONAL.

 

Dernière minute: nous retrouvons la courte mais très ambitieuse étude de Christian Skimao, méthodique sur l’analyse du travail de Claude et qui dit comment les démarches « primitives»  de l’art sont entrées dans sa vie à l’occasion d’un ancien (déjà) voyage aux USA: à travers les musées américains… Nul doute que quelques « blancs»  curieux de tout découvrent à Bamako le travail de Claude, en miroir de ses propres émotions américaines sur les artisans-artistes de notre continent!

 

KELA 2003

3 février 2009
Là-haut du Musée à Kela et, sous le velum, jusqu'au 15 juin...

Là-haut du Musée à Kela et, sous le velum, jusqu'au 15 juin...

Depuis 2003, le velum de Claude protège les livres, à Kela
Depuis 2003, le velum de Claude protège les livres, à Kela

Nous avons mené pas à pas le programme BIBLIOTHEQUE DU MANDE à Kela, depuis maintenant près de 10 ans, et Claude et Henriette sont enfin venus.

Et maintenant une bannière (offerte de l’exposition au Musée National) affiche à 10 mètres de haut Claude Viallat et la Bibliothèque au pied de Sokouba Jian et quelques pièces peintes autour de l’histoire ont rejoint le velum de Claude près des livres: vous pouvez les voir à Kela jusqu’au début du mois d’Aout prochain: ensuite, quelques semaines au coeur de Bamako.

La BIBLIOTHEQUE DU MANDE est désormais clairement affichée MANDENKAW KA SEBE MARA YORO.

Bienvenue, dès que possible.

AH! SAMUEL, SAMUEL…

13 février 2009

Nous avons souvent invité notre ami Samuel Sidibe, Directeur du Musée National du Mali,  à suivre nos aventures dans son pays, depuis l’Eté 2008.

Son engagement a été décisif pour le développement du projet un peu fou d’exposition africaine de Claude Viallat, et nous devons le remercier d’offrir au Mali ce cadeau honorable que nous avions imaginé comme un rêve d’amitié partagée.

Les quelques jours depuis l’arrivée de Claude ont répondu à toutes les attentes (tu l’as compris, Samuel) et nous devons dire merci encore et encore aux amis maliens qui l’ont assisté simplement pour réussir.

Mais les rêves n’ont pas de limites, et les nôtres entraineront bientôt Monsieur le Directeur (ou tenteront d’entrainer cet homme de caractère) aussi loin qu’il voudra venir avec nous. Et nous serons très attentifs, nous et nos amis, au rêves toujours raisonnables (?) de Samuel.

Quel beau Musée!

TELE BINANI (en français: « sacrifice»  du 40° jour): 14 AVRIL.

3 mars 2009
Mandenkaw ka sebe blon à Kela le 15 avril: l'hadj Damba Madi s'évade déjà et Yamudu en pleurs salue longuement Claude et Henriette de paroles lourdes;

Mandenkaw ka sebe blon à Kela le 15 Février: l'hadj Damba Madi s'évade déjà et Yamudu en pleurs salue longuement Claude et Henriette de paroles lourdes;

L’hadj Dambamadi Diabate, Kela Jelikuntigi (chef des griots de Kela), est mort aujourd’hui Mardi 3 Mars 2009 à 18 h.

J’ai porté son nom, comme pseudonyme malien, pendant plusieurs années.

A notre première visite à Kela les enfants nous avaient, en effet, mené à sa porte: il devenait ainsi mon hôte et mon protecteur au village, et l’histoire de la Bibliothèque du Mandé est construite à partir de là.

Le fils de Kela Bala me conseilla plus tard d’annoncer « KelaMichel»  aux étrangers et partout, lorsque la présence quasi-permanente d’un « blanc»  à Kela devint une réalité.

L’hadj DambaMadi Diabate, Kela Jelikuntigi, recevait ses derniers visiteurs de marque le 15 Avril dernier, et pour la première fois dans le vestibule-blon de la Bibliothèque du Mandé à ma demande: Claude Viallat, sa femme Henriette et Loïc Bénétière, pour leur premier voyage au Mali et leur premier salut à Kela… L’émotion de ce long moment de mots inconnus fut, très simplement, à la mesure humaine du respect partagé.

Le nom de l’Hadj DembaMadi Diabate sera toujours connu et salué partout: la charge est désormais sur les épaules de son successeur Yamudu Diabate, dont le fils Seydou est kumatigi (porte-parole) de Kela aux cérémonies du Kamablon Ti, chaque 7 ans, depuis la disparition de notre ami Sine.

Le « sacrifice»  des funérailles sera célébré à Kela le Mardi 14 Avril prochain, en présence des autorités de l’Etat malien, des chefs traditionnels et de la représentation diplomatique au Mali.

KelaMichel

VIALLAT: ON DECROCHE. A SUIVRE…

4 mars 2009
bravocarte03w3
Le mieux possible…

Les jardins du Musée National du Mali, et le rideau d’eau en cascades qui accueille dès l’entrée le visiteur de l’exposition Claude Viallat, la climatisation contrôlée des salles très lumineuses où sont accrochées les bâches peintes…

Et voilà! Ce Dimanche 15 Mars 2009, le beau cirque de l’exposition des toiles de Claude Viallat va quitter l’Afrique et Bamako: les malles sont prêtes et les équipes africaines qui ont accroché pour les inaugurations de Février avec Claude vont refaire à l’envers, avec un peu de nostalgie sans doute, le chemin de cette aventure.

Claude et Henriette ont appelé de Nîmes ce soir (retour de l’exposition « ILS ONT VU MATISSE»  à Cateau-Cambrésis, où le travail de Claude Viallat est associé pour un temps à celui de ses pairs du monde entier, Jackson Pollock et Sam Francis des Etats-unis, Simon Hantaï dont le travail peut évoquer celui des « noués»  de nos teinturières maliennes, les affiches arrachées de Raymon Hains et d’autres de même « maille» …) pour nous demander de dire un peu d’amitié à chacun de ceux-là.

Mais tout n’est pas fini, ici au Mali, puisque la toile que Claude a laissé à Samuel Sidibe le soin de sélectionner, dès le premier soir au Quartier d’Orange, est un cadeau de coeur à tous les maliens, offert discrètement en merci à chacun de nous.

Le Mali a donné une diatigia d’exception quelques jours,  à Claude et Henriette (merci à Damory Kouyate, merci à Kela), comme nulle part ailleurs: la valeur importante de ce qui est offert aujourd’hui au Musée National est donc bien au-delà d’une estimation de quelques millions de CFA.

Claude et son travail sont d’ailleurs simplement présents à Kela depuis 2004, à la Bibliothèque du Mandé.

Et en 2010-2011, Bamako, comme d’autres capitales de la Sous-Région, accueillera sans doute l’énorme barnum de l’exposition « Viallat tauromachies» : voyez notre article BRAVO BAMAKO.

A tout de suite donc, et merci à chacun. Nous avons fait ensemble l’impossible, et plutôt bien n’est-ce-pas ?

Michel Kuentz

 

Portes ouvertes VIALLAT à Kela

Portes ouvertes VIALLAT à Kela

LA ROUTE FANTASTIQUE: TOUT AU BOUT, KELA…

16 mars 2009

Nous disions l’autre jour un début de chantier et quelque « lames»  actives sur le chemin sablonneux qui mène le curieux vers Kela.

Un voyage cette semaine là-bas nous ébahit de lourdes transformations, clairement engagées, depuis Kenieroba jusqu’au Poste de Kangaba: près de 3O kms déjà de bas-côtés à 5O mètres de large, des arbres déracinés tout au long et tronçonnés pour le bois, le signal fort que tout est engagé.

Sans aucun doute, avant l’hivernage 2011 au plus tard, un « goudron»  impressionnant va dérouler son confort pour chaque voyageur jusqu’à la Bibliothèque du Mandé: ceci n’est qu’un détail, car combien plus essentiels les développements et les commodités que cet énorme aménagement annonce à chacun des amis malinkés autour de nous.

Un atout essentiel pour le programme « SOLUTION D’ENERGIE»  autour du baganin que nous engageons là-bas (voir l’article BRAVO BAMAKO) pour  ceux qui voudront connaitre la force du Mandé.

Donc, pas à pas avec un peu de courage: tout est possible ici au Mali.

KELAMICHEL

Bouna et Damba: depuis le début, la force de l’amitié.

16 mars 2009

Le grand bonheur des regards clairs, hier soir et ce matin encore, pour la visite à Damba Sagna puis à l’Hadj Bouna Boukhary Diouara qui accueillaient ma fille Sabine pour son séjour au Mali avec la même simplicité sincère et forte que celle de notre première rencontre au Printemps 2000.

Si la Bibliothèque du Mandé, qu’ils accompagnent attentivement, a pris de la force dans les chaos, ces deux la m’ont dit les dangers chaque fois et le grand bonheur des moments passés ensemble.

Bouna connait Kela, puisqu’il publia, encore étudiant, la version authentique des griots de Kela de notre Geste de Sunjata et négocia calmement à l’époque la levée des sanctions que Kela dût prendre à l’égard des indélicatesses de l’une des intervenantes dans cette aventure exigeante. Plus tard, Directeur de la Culture du Mali, il fit authentifier le « couteau»  de Tiramakan chez nos Diawara: le respect et l’amitié… La mosquée de Djenné, le site des falaises de Bandiagara, la Cité sainte de Tombouctou lui doivent aussi « un peu»  des interventions majeures de l’UNESCO.

Damba Sagna de Koniakari, fils de captif d’une famille de chef de la Casamance, connait le Mali mieux que beaucoup de savants prétendus: il identifia les « terres»  bambara avec grande compétence d’antiquaire et nous sommes honoré de le connaitre. Son accueil est à l’image de l’homme, et ses intransigeantes positions morales (nous sommes, dit-il, le seul à mériter , avec son ami américain Miller, le titre d’ami) lui autorisent  toutes les délicatesses de  coeur.

Saluons ces deux-la comme nous saluons le Mandé: avec grand respect.

L’un et l’autre , désormais, donnent l’essentiel de leur temps aux contraintes des charges qu’ils ont accepté dans leur mosquée respective et à celle des visites annoncées de ceux qui voyagent à Bamako depuis le village où sont nés jadis Bouna et Damba.

Michel

Un « fameux couteau» : 6 ans de patience.

23 mars 2009
un morceau de mystère et de pouvoir: komo?

un morceau de mystère et de pouvoir: komo?

Tristan suit à Paris, depuis Avril 2008, les travaux d’équipes éminentes réunies autour d’une lame de sabre africain (le « fameux couteau» ) que nous avions acquise à petit prix d’un ami peul ici à Bamako en 2002.

Nos recherches d’amateur, patientes mais assez peu méthodiques, et l’indifférence des érudits consultés sans relâche jusqu’en France, n’avaient encore ouvert aucun chemin vraiment digne des approches de la science: depuis Avril 2008, la route s’est ouverte au travail des équipes attentives du Louvre, de l’Université Paris-Sorbonne, de chercheurs belges, anglais ou  africains qui, chacun pour sa spécialité reconnue (métallurgie d’Afrique de l’ouest, instruments royaux de pouvoir, histoire es signes de croyance…) ont placé cet objet au premier plan d’intérêt.

Aujourd’hui se joignent à cette recherche une équipe de l’Université anglaise de Cambridge  et l’éminent Professeur Jean Boulègue (qui a courtoisement accepté de sortir de sa retraite…): le couteau, bientôt rigoureusement documenté, rejoindra les collections du Musée National du Mali comme promis jadis à Samuel Sidibe.

C’est sa place, et l’ensemble des documents de recherche réunis patiemment autour de cette pièce va former au coeur du Mali un corpus efficace pour d’autres recherches.

Nous avons ouvert sur le site une rubrique illustrée consacrée à ce chantier d’Histoire.

Merci déjà à chacun de ceux qui offrent à notre patience obstinée le cadeau énorme de leur érudition.

KelaMichel

LIVRE D’OR.

31 mars 2009

Simplement, beaucoup de travail dans l'ombre: Musée National du Mali.

Simplement, beaucoup de travail dans l'ombre: Musée National du Mali.

L’exposition Claude Viallat au Musée National du Mali était ouverte au public tous les jours

(sauf Lundi) depuis l’inauguration ministérielle jusqu’au 15 Mars dernier: aucun visiteur ne trouva porte close, et l’accueil des services était à hauteur du lieu et de l’évènement.

Les documents réalisés grâce au budget de la Convention Mali-France de Juillet 2007 furent maintenus à libre disposition de chaque visiteur, bien visibles sur une table d’accueil et renouvellés bien avant toute défaillance. Ainsi les visites de groupes organisées à cette occasion (Lycées, Collèges, CNAMM Bala Fasseke, INA, Société Civile) recurent-elles le meilleur accueil.

Un Livre d’Or était là pour accueillir les remarques et les suggestions, comme il se doit: plus de 100 mentions manuscrites témoignent d’un flot continu de regards attentifs, dont l’Administration du Musée a sans doute tenu un compte quotidien pour sans doute beaucoup plus de 1000 visiteurs, outre les 500-700 invités présents à l’inauguration.

Témoignage d’un succès dû (ce n’est pas une surprise lorsqu’on connait la redoutable activité du Musée National) à chacun de ceux qui s’impliquèrent chaque jour à la présentation impeccable du lieu et au sourire de l’accueil: la direction et le personnel du Bar-restaurant du Musée ont contribué à leur manière, et nul doute que plus d’un visiteur exotique en conserve longtemps très loin le souvenir.

L’exposition Claude Viallat fut une ouverture exceptionnelle sur les Cultures du monde, et la capacité du Musée National du Mali dans cette démarche de regard sans exclusives est saluée un peu partout comme il se doit: un espace impeccable toujours en mouvement grâce au travail des équipes remarquables que Samuel Sidibe a su réunir autour de lui, à hauteur d’ambition de l’Afrique et du Mali.

Le calicot qui saluait l’évènement en façade de l’exposition a été gracieusement offert à la Bibliothèque du Mandé à Kela où il témoignera longtemps, sur un mât de 10 mètres au centre de la cour, d’un beau moment partagé.

Merci à chacun d’autres aventures à construire ensemble.

Michel Kuentz

Quelque chose bouge…

3 avril 2009

A Djenné comme à Kela, la curiosité de découvrir, beaucoup de travail et le bonheur d'un objet rare sauvé de quelques siècles d'indifférence polie.

A Djenné comme à Kela, la curiosité de découvrir, beaucoup de travail et le bonheur d'un objet rare sauvé de quelques siècles d'indifférence polie.

Le 19 Avril prochain est le jour de la grande célébration traditionnelle des cérémonies du 40° jour suivant le décès du Chef des Griots de Kela.

 

Nous étions à la Bibliothèque du Mandé dès le Samedi 11.

Il s’agissait de placer, au centre de la Cour, un mât métallique de 10 mètres de haut, scellé de béton évidemment, qui supporte le drapeau malien et la bannière de l’exposition Viallat qui annonçait l’évènement en façade du Musée National : au verso, les mentions BIBLIOTHEQUE DU MANDE (avec logo Viallat et adresse du site web) et MANDENKAW KA SEBE MARA YORO une signalétique pour longtemps.

Ce fût aussi l’occasion de mettre en place Samedi chez les DIAWARA la somptueuse vitrine d’ébénisterie offerte par l’Etat malien, sur notre demande, aux « kandigi ni bakandigi»  de Kela pour la protection du SABRE DE TIRAMAKAN: un spectaculaire chef d’oeuvre à hauteur de l’objet mystique, et l’occasion pour chaque visiteur de demain d’apprécier le travail exemplaire d’un artisan malien du bois.

 A Kela, les Diawara s’étaient activés à remettre en état  (toiture, crépis, fermetures) la case qui abrite chez eux le fameux « couteau»  cher à Bouna Diouara et à tous les malinkés. Alioune Ba, le photographe malien bien connu à Lyon et ailleurs, nous accompagnait à titre privé, pour fixer en images le moment rare de l’hommage à Tiramakan Tarawele: les Diawara lui ont fait l’honneur de tenir en mains le sabre et la lance de Tiramakan Tarawele. Respect!

Binta Kouyate chanta Lundi soir pour nos amis peuls de la Guinée et nous sommes allé saluer la femme de notre Karamoko Koyouman Konate (decede en 2003) le grand Donsoba de Kela, et le nouveau Chef des griots Yamudu Jini Diabate qui recevra les « bagages»  sacrés dans la semaine du 20 Avril: comme au temps , jelikuntigi et kumatigi (Saïdou Diabate) sont désormais dans l’ordre réunis à Bremanla.

Kela est vivant…

 En place aussi, au mur de la bibliothèque (mandenkaw ka sebe mara yoro), un panneau des photos de la Bibliothèque de Manuscrits de DJENNE qui sera, un jour peut-être, la correspondance au Nord de celle de Kela… et bienvenue à Kela, Monsieur Yaro, le vigilant gardien de Djenné.

Quelques petits pas de plus, donc, en attendant qu’une autorité bienveillante contribue à la lumière pour notre Bibliothèque du Mandé, dont les panneaux solaires disparurent voici 3 ans déjà: on annonce une action imminente de l’Ambassade d’Allemagne à propos de panneaux solaires, et nul doute que nos amis du village auront à coeur de mentionner ce désordre ,facilement réparable, à leur interlocuteur germanique…

Rendez-vous donc, dès le week-end du 19 Avril, à Kela.

Michel

KELA EN MOUVEMENT…

14 avril 2009

 

Voyage et séjour à Kela depuis vendredi soir.

Samedi matin remise officielle à la famille DIAWARA de la vitrine réalisée et offerte par le Musée National du Mali, sur notre demande amicale, pour la protection etr la présentation du sabre de TIRAMAKAN TARAWELE: accueil dans la tradition, salutations, on a joué Janjon au moment où le sabre fut sorti de son tissu protecteur pour que deux des accompagnateurs de la vitrine aient l’honneur insigne de le tenir en main (à l’abri des regards publics)… à voir à Kela sur demande aux Diawara qui en sont gardioens depuis toujours.

Dimanche travaux à la Bibliothèque, installation d’une exposition modeste de pièces originales de claude Viallat qui sont visibles là-bas jusquau 15 juin, réalisation d’un panneau de présentation des la Bibliothèque des manuscrits de Djenné pour un futur « jumelage»  (?)…

Lundi, montage du mât de 10 mètres qui supporte la bannière qui annoncait l’exposition Viallat au Musée National, dont le verso peint sert d’enseigne à la Bibliothèque, en, français et en malinké: surmonté du drapeau malien.

Lundi et Mardi, peintures nouvelles, dans le blon-vestibule de la Bibliothèque et sur le mur extérieur de deux autres cases, par le jeune Moussa Dante (15 ans) artiste de Kela qui réalisa voici 4 ans les peintures aujourd’hui disparues: merci à Moussa, et bonne route jusqu’au Conservatoire Bala Fasseke Kouyate sans doute, après le bac: 2 ans d’efforts scolaires encore, et peut-être le diplôme à 17 ans!

Voilà pour l’instant, et bientôt ici des images.

C’EST FAIT !

20 avril 2009

Le Quarantième Jour du chef des griots de Kela, décédé au mois de Mars, a été célébré Dimanche 19 en présence de nombreuses personnalités, des chefs traditionnels du Mandé et des représentations de Jelya de Cote d’ivoire, du Senegal, de Gambie et de Guinée notamment. Le chef des griots de Siguiri était venu, accompagné des musiciens balaphonistes de là-bas. Le Chef des Griots de Bamako était là, bien sûr, et l’on connait la forte alliance des Soumano et de Damorila.

Samedi, et toute la nuit jusqu’à 3 heures passées, Saïdou Diabate (porte-parole) et les griots de Kela ont chanté le MASAJIGI des familles du Mandé et l’Epopée de Sunjata: un évènement qui n’est accepté que pour de très grands évènements et surtout pour la célébration du Mandé au Kama Blon Ti de Kangaba tous les 7 ans.

Aujourd’hui, nous avons salué le nouveau Chef des griots de Kela (Yamudu Jini Diabate), au lever du jour: on transporte chez lui, cet après-midi, le « bagage»  mystique transmis de chef en chef.

Kasse Madi Diabate a voyagé avec nous, depuis Bamako, et, une fois de plus, ce très grand artiste malien était dans son village kela à la place qui est désormais la sienne et reconnue partout: celle de Kela Bala. Une importante tournée en France est annoncée, pour accompagner la campagne du double CD « Mandenjelikan» , et Kasse Madi va chanter à Paris au côté de Cheik Tijane Seck puis de Rokia Traore. Un concert important est annoncé avec HANK JONES, le très célèbre pianiste blues des Etats-Unis…

Kela bouge et ses enfants, partout dans le monde où vit la musique.

KelaMichel

ENFIN KASSE MADI DIABATE EN HAUT ! DES CONCERTS…

21 avril 2009

Kasse Madi Diabate est un chanteur à longue histoire. Les accidents de la vie avaient provisoirement occulté l’immense notoriété du temps de sa jeunesse, voici 20 ans, et un projet de France le plaça malheureusement à cette époque dans les griffes d’intermédiaires beau-parleurs qui ne sûrent pas exploiter leur chance et « gâtèrent»  la sienne.

Le talent et le coeur, avec quelques fidélités et surtout la présence à ses cotés de son fils Boubacar (l’image de son père), ont remis les choses dans l’ordre: Kasse Madi est désormais en haut, et sa place à Kela est vraiment celle de Kela Bala.

D’autres sont autour de lui là-bas: Lafia Diabate, Binta la fille de Siramori, Coman Wele Diabate, Kasse Madi Kamissoko… Un artiste kelien plus jeune occupe aussi les Télévisions et les Scènes du Mali et de la Sous-Région: Moriba Diabate porte les grands boubous…

Mais Kasse Madi est le Maître et le Père reconnu, par Toumani Diabate, Cheick Tidjane Seck et tous les autres qui savent qui il est: le  CD Manden Djeli Kan  témoigne chez Universal.

Des concerts?

A Bamako, le 22 Mai au Patio du Centre Culturel Français. En France, le 27 Juin à VIENNE (près Lyon) aux côtés du pianiste géant américain HANK JONES et de Cheick Tidjane.

Des projets? En France , à PARIS, le concert du 30 Juin avec Oumou Sangare et Toumani Diabate dans le cadre historique du monument de la Basilique de Saint-Denis: là où sont enterrés tous les rois de France.

Des nouvelles?

Une grande interwiew à la BBC de Londres récemment, à l’occasion du grand concert donné là-bas. Ici, au Mali, le journal LE REPUBLICAIN sous la plume de l’un de nos meilleurs journalistes.

Et plus tard AFRICABLE peut-être, et RFI si Serge Daniel le peut…

Et bientôt, lorsque nous accueillerons au Mali et à Kela PACO IBANEZ, qui vient en Décembre prochain  écouter les griots avec sa femme, quel bonheur de faire rencontrer ces  géants… une guitare espagnole et le n’goni du Mandé, les harmonies généreuses de deux continents réunis un moment à Kela. Si Dieu veut.

 

Oui, maintenant, Kasse Madi est à sa place: celle du Karamoko de tous ceux qui chantent malinke.

L’amitié et le coeur gagnent toujours.

Kela Michel

 

PS- Et le double CD UNIVERSAL, commercialisé en Europe avec succès depuis Janvier, bientôt en Afrique.

ON VA ESSAYER, PAS A PAS…

24 avril 2009

Voyage en France donc, pour quelques rendez-vous et la mise en avant là-bas de ce qui est commencé ici.

Donc: les manuscrits de Djenné, le barnum 2010-2011 Claude Viallat, les solutions d’énergie du pourghère « baganin»  pour le Mandé et, plus près, la présentation à Bamako fin Août du dernier exemplaire disponible du livre VIALLAT/Bernard Noêl et quelque chose autour de la dation Claude Viallat+ Ville de Nîmes+ Bibliothèque du Mandé au Musée National du Mali et au Conservatoire Bala Fasseke.

Quelques petits pas de mieux vers ce qui fut commencé à Kela, par hasard, au Printemps 2000.

KelaMichel

Un peu partout.

2 mai 2009
Quelques signes offerts au fil des ans et LE livre peint (40 exemplaires, chacun unique) par Claude Viallat qui sera exposé en Juin à Bamako: des traces d'amitié.

Quelques signes offerts au fil des ans et LE livre peint (40 exemplaires, chacun unique) par Claude Viallat qui sera exposé bientôt à Bamako: des traces d'amitié.

Arrivé à Nîmes, et quelques informations sur l’actualité Claude Viallat.

TOURNOI ROLLAND GARROS 2011: l’affiche en a été commandée à Claude, dont le travail de « noeuds»  et de « filets»  s’accorde étroitement avec l’essence de ce sport.

Concert PACO IBANEZ à Barcelone: l’amitié simple qui a souvent réunis ces deux grands artistes: Claude va réaliser, à la demande de Paco, le rideau de fond de scène du prochain concert espagnol à Barcelone: Paco Ibanez sera au Mali, pour saluer Kela et les griots du Mandé, en Décembre prochain.

QUELQUES PROJETS BRAVO BAMAKO:

Présentation à Bamako cet Eté de quelques livres peints (notamment le tout dernier exemplaire disponible du BERNARD NOEL/CLAUDE VIALLAT présenté lors des expositions maliennes de Mars-Avril) , à l’occasion de la remise officielle de la toile offerte au Mali par Claude Viallat et d’autres cadeaux honorables pour le Musée National et le Mali: probablement dans la rotonde de l’INA, avec quelques pièces de Claude Viallat présentes au Mali et un hommage au sculpteur malien Amara Doumbia.

Et… le programme du « barnum»  ethno-culturel TAUROMACHIES annoncé pour 2011,  à développer en Afrique de l’Ouest et jusqu’au Quai Branly?

Et… nos passions autour du site mystérieux de Warakun près de Kela, si la Direction du Patrimoine accepte d’engager la mission d’étude qui permettrait enfin de  sauvegarder ce très important vestige historique de l’histoire humaine du Fleuve Niger.

Et… le spectacle à Kela (bientôt?) des marionnettes de Yaya Coulibaly près de la statue qu’il façonna en 1982 pour « La Force Noire» : nous avons évoqué encore ce projet avec Yaya lors de la présentation de son spectacle le 15 Juin au CCF de Bamako.

AVEC UN PEU DE COURAGE… 

KelaMichel

PATRIMOINE CULTUREL

19 juin 2009
Un des chantiers de patrimoine qui nous tiennent à coeur: à vous aussi de jouer!

Un des chantiers de patrimoine qui nous tiennent à coeur: à vous aussi de jouer!

Ce début de semaine, deux journées bien remplies par les exposés et les débats du colloque organisé à Bamako par la Direction Nationale du Patrimoine du Ministère de la Culture et par l’Ordre National des Architectes du Mali: Protection du patrimoine culturel bâti.

Des représentants motivés et très compétents du Ministère, des professionnels et des techniciens, le Président de Djenné Patrimoine pour défendre les maçons « bari»  de sa ville, Monsieur Traore Président de l’Ordre des Architectes du Mali, des étudiants très documentés et pleins d’ambitions et de courage. L’occasion aussi de retrouver Konoba Keita, Secrétaire général du Ministère, que nous avions connu en poste à la Bibliothèque Nationale naguère; celle aussi de connaitre le Directeur National du Patrimoine, précis et attentif pour lancer l’idée d’exploration patrimoniale du site de Warakun près de Kela.

Invité d’honneur: Stephane Santelli, architecte et Directeur d’Etudes à Paris-Belleville, qui découvrait le Mali et indiquait des pistes de progrès en promettant de revenir pour faire dans notre pays dont le patrimoine domestique bâti l’impressionne beaucoup; la présence aussi du représentant de la Fondation Aga Khan, très impliquée à Djenne, Niono et sur le programme ambitieux du Parc National cher à Samuel Sidibe.

Nous avons pris date pour quelques projets qui me tiennent à coeur.

Un colloque très « constructif»  et porteur d’avenir, où la notion de « patrimoine immatériel»  trouvait sa place en offrant des opportunités à notre Mandé dont le KamaBlon et Kurukanfuga de Kangaba sont en instruction pour une éventuel classement par l’UNESCO.

Quelques jours plus tôt, sous la coupole restaurée de l’Institut National des Arts, une exposition du photographe malien disparu, Seydou Keita, nous offrait l’occasion de faire chanter Kaira par les musiciens -élèves de l’INA.

Le plaisir, plus tard, de la visite de Bouna Boukhary Diouara jusqu’à Sebenicoro: pour échanger sur les 10 années d’amitié vécues ensemble dans les rêves raisonnables qu’il savait écouter, et dire ce que les moments de Kela furent, cette année, autour de Claude Viallat, de Tiramakan et du Mandé. Son avis mesuré, toujours précieux, sur ce qui reste à faire pour « après-demain» . Le projet de quelques jours ensemble au village…

Lancine Diarra en haut de l’affiche!

22 juin 2009

Lancine Diarra est aujourd’hui le vrai « patron»  de la Bibliothèque du Mandé, pour conserver ce qui est là dans la main du village de Kela et pour développer les contacts qui font connaitre. Il est bien aidé par Gorgi, le savant guinéen qui connait Kela mieux que personne depuis qu’il a rejoint le Maître Kela Bala (aujourd’hui disparu) depuis près de 2O ans déjà…

Lancine Diarra est aussi professeur au Collège de Kela, et vient d’apporter au nom de Kela un nouveau drapeau de succès, aux yeux de tout le Mali: reçu major de promotion à sa première présentation du concours de titularisation, à 3O ans à peine!

Sollicité désormais par les structures nationales de l’Enseignement malien, il a manifesté son souhait de rester à Kelaz quelques temps encore, à notre grand soulagement égoïste et pour le bonheur de celle qu’il a choisi au village et qui y élève son fils: quelques années encore, dont les élèves, le village et la Bibliothèque doivent le remercier.

Et nos félicitations pour le succès de l’ami modeste , et ambitieux pour lui-même et pour les autres, qui aime et sait faire aimer à chaque occasion la Bibliothèque du Mandé .

Vous pouvez l’appeler au 00223/ 78 81 26 00: il saura vous accueillir comme il faut.

KelaMichel

PARIS POUR KASSE MADI

3 juillet 2009

Le deuxième concert français de Kasse Madi Diabate a réuni plusieurs milliers de personnes aux portes de Paris, dans le site historique de la Basilique Royale de Saint-Denis où reposent tous les rois de France.

Ceux de nos amis présents là-bas ont entendu Oumou Sangare, Toumani Diabate et notre Kasse Madi jusqu’à très tard. Salif Keita était venu saluer le Mandé, lui aussi, et Bassidi Keita (le batteur fétiche d’Oumou) retrouvait les maîtres maliens qu’il connait depuis l’enfance: souhaitons que Bassidi retrouve pleine santé désormais et fasse à nouveau danser le jembé comme il sait.

Un très grand succès parisien, et Paris gagné pour Kasse Madi, qui vient de rentrer au Mali très satisfait de ces concerts et des amis qu’il a rencontrés à Saint-Denis

Le récent CD MANDEN JELI KAN, chez Universal permet à qui veut de connaitre ou de prolonger le plaisir: à la FNAC et chez tous bons disquaires en Europe.

La trace video de l’exposition de Bamako

4 juillet 2009

Exposition Claude Viallat Bamako 2009
envoyé par kelamichel. – Découvrez plus de vidéos créatives.
Cette video est une simple trace de la double exposition de Bamako, au Musée National du Mali sur 800 m2 et aux Quartiers d’Orange en Zone Industrielle sur 1500 m2, du 15 Février au 15 Mars 2009.
Le son additionnel est important: la musique chantée par Kasse Mady Diabate est celle de son dernier CD  « Mandenjelikan»  chez UNIVERSAL.

N’GOLONINA: UN AVENIR PLUS SOLIDE POUR LE MARCHE DES ANTIQUAIRES.

15 juillet 2009

MARCHE DE N’GOLONINA: les nouvelles rassurantes et vérifiées au 24 Juillet.

Ces informations, sur communication des documents contractuels évoqués, confirment les mises au point récentes des autorités de Commune II à travers la Presse nationale le 21 Juillet.

Achetée en 2002 au Marché de N'Golonina, cette lame fait l'objet depuis d'une documentation suivie épaulée par un programme de recherche lancé en Avril 2008 par Tristan Routier à Paris 1 Sorbonne notamment: sa destination annoncée est une dation à terme aux collections du Musée National du Mali.

UN EXEMPLE DE L’ASPECT PATRIMONIAL DU MARCHE N’GOLONINA: cette « curieuse»  lame de sabre, achetée en 2002 au Marché et constamment documentée jusqu’à ce jour, fait l’objet d’un programme de recherche depuis Avril 2008 (à l’initiative de Tristan Routier) à PARIS I- Sorbonne notamment. L’objet semble de première importance pour l’approche des signes et instruments du pouvoir traditionnel dans le pays et pour approfondir certains aspects de l’histoire de la métallurgie en Afrique de l’Ouest: il sera offert au Musée National au Mali au terme de ce programme, comme nous l’avons annoncé dès son acquisition.

UNE MISE AU POINT NECESSAIRE:
La négociation attentive menée par le promoteur bien connu Moctar Simpara depuis Octobre 2008 (avec le concours constant des autorités de l’Etat et de la Commune II de Bamako, et celui de l’association ancienne et régulièrement enregistrée  des commerçants et artisans) a fixé par écrit (signature des parties en Février 2009) le détail d’une opération d’aménagement concerté du Marché de N’Golonina.

Le document contractuel que nous avons consulté cette semaine convient de:

1. La conduite par Mr Moctar Simpara d’une opération d’aménagement sur le site du Marché provisoire du Marché de N’Golonina en Commune II: rappelons que ce marché avait été provisoirement installé à la suite de l’incendie ancien du Marché Rose au centre de Bamako, pour le maintien de l’activité des commerçants dépossédés par le sinistre (dès la reconstruction du site Marché Rose, chacun d’eux a d’ailleurs bénéficié, comme convenu à l’époque, d’un emplacement au Marché Rose que la plupart a sous-loué!).

2. Cette opération, pour une construction à décor de style soudanais (cf.INA et Artisanat à Bamako Coura), doit assurer le remplacement à l’équivalent des emplacements commerciaux ou artisanaux provisoires, avec priorité d’affectation aux occupants actuels.

3. Sur un loyer sensiblement équivalent aux loyers antérieurs- pour une prestation nettement supérieure- proposé par Moctar Simpara avec l’assentiment des représentants des services communaux et nationaux concernés: l’Association a préféré reporter la négociation « loyer»  au terme des travaux de construction, mais le principe est clairement mentionné au contrat de Février 2009.

4. Le promoteur Moctar Simpara a mis à disposition des commerçants installés, un large espace sous-dalle béton à proximité immédiate, assurant à ses frais l’installation et les consommations électriques ainsi que le gardiennage.

5. Le promoteur Moctar Simpara verse à l’Association régulière, pour frais de suivi et de fonctionnement, une contribution officielle volontaire de 50000 CFA mensuels jusqu’au terme du relogement dans les locaux à réaliser.

Tous ces points ont été maintenus jusqu’au jour de la démolition, et de nombreux commerçants sont déjà installés, comme convenu.

L’intervention parasite d’individualités proclamées « association» , apparemment pour la défense d’intérêts étrangers à ceux de l’ensemble des occupants provisoires, a créé une confusion préjudiciable à la correcte information des intéressés: les procédures légales étant respectées, l’expulsion et la démolition ont eu lieu le 15 Juillet (après avis réglementaire de 72 heures) sans aucune mise en cause par Monsieur Moctar Simpara de ses engagements de Février 2009, régulièrement assumés sans délai comme nous l’indiquons.

IL FAUT, EN SOULIGNANT LA CONSTANCE EXEMPLAIRE DE LA POSITION DU PROMOTEUR MOCTAR SIMPARA,   SOUHAITER UN BEL AVENIR A NOS AMIS DU MARCHE DE N’GOLONINA.

UN PAS EN AVANT POUR TOUS.

Nous sommes, depuis l’origine, simple spectateur attentif donc tout à fait étranger au bon déroulement de cette aventure exemplaire malgré nos relations d’amitié constante avec certains des exploitants au Marché de N’Golonina: aucun doute que les bonnes volontés manifestées  et le savoir-faire légendaire des commerçants maliens trouvent rapidement remède aux « secousses»  personnelles créées par les contraintes physiques de la situation provisoire actuelle.

DERNIERE MINUTE: Sur cette information, plusieurs amis lointains ont manifesté leur présence et leur solidarité de coeur directement ou par notre intermédiaire. Qu’ils en soient remerciés, et notamment C.V et sa femme Henriette (qui découvrirent l’esprit de N’golonina et le Mali avec nous, ce Printemps, à l’occasion d’une importante manifestation culturelle à Bamako) car ils nous ont permis d’encourager financièrement ,sans attendre, ceux qu’ils avaient connu ici avec bonheur.

KelaMichel

VENEZ VOIR

18 juillet 2009

Consultez la rubrique « VENEZ VOIR»  pour les photographies (les nôtres et celles de quelques professionnels) réunies depuis l’an 2000. Cette rubrique n’a pas été actualisée depuis 2007 mais, en attente de clichés plus récents, elle donne une image assez complète de kela, du Mandé et de la bibliothèque.

Consultez aussi le site en « FLASH»  qui montrait déjà (avec beaucoup d’élégance, merci DUNUN) les premiers pas de la Bibliothèque du Mandé: il témoigne sans honte, comme la reproduction des numéros régulièrement publiés du petit journal (que vous trouverez aussi ici en « ARCHIVES 2OO1 etc…» ) des ambitions qui furent posées dès l’origine et des réalités bricolées sans cesse.

Et venez voir Kela et le Mali, qui diront mieux que tout…

L’HIVERNAGE TARDIF…

27 juillet 2009

Il pleut beaucoup à Bamako, où nous avions l’habitude des premiers vrais orages beaucoup plus tard dans l’Eté. Donc la boue, un peu partout dans les « carrés»  qui ne sont équipés ni de dallage ni de goudron, et les fossés pleins  des détritus et des eaux sales qui portent les rats, les moustiques et le palud dans les maisons.

A Kela, la saison de culture a pris beaucoup de retard faute de pluies suffisantes et, sans même évoquer les futures coupes problématiques de riz dans les bas-fonds encore secs, nous avons vu commencer les semis de maïs au milieu du mois de Juiillet seulement !

La télévision parle déjà d’un éventuel déficit sur les programmes ambitieux de culture annoncés au premier trimestre, que semble installer la situation actuelle au Mandé: on connait que le temps de semer, de cultiver et de récolter est fonction des pluies, et les pluies ne sont pas là.

Alors, même si cette pénurie est évidemment favorable au planning des infrastructures de la nouvelle route depuis Bamako jusque chez nous, on pense déjà à Kela avec inquiétude aux graves problèmes de nourriture qui vont peut-être affecter le village: les conséquences portent évidemment aussi sur les budgets familiaux de scolarisation, de santé et de mariages…

DERNIERE MINUTE: On nous informe de Kela que la pluie est enfin venue, les derniers jours de Juillet: chacun est aux champs comme il faut.

N’oubliez jamais que les griots du Mandé sont d’abord des cultivateurs, depuis toujours.

KELA MICHEL

LA PLUIE, LA SANTE, LE CARÊME…

6 septembre 2009

Le carême du Ramadan prolonge, dans les orages considérables qui ont inondé ce mois d’Août un peu partout et très lourdement dans les pays voisins, la longue période de vacance des « congés»  de l’Eté malien à Bamako.

Difficile de faire, même un peu, ce qu’on espérait avancer avant le voyage en France: donc, au delà des petites choses du quotidien, la suite des programmes « WARAKUN»  et Exposition à l’Institut National des Arts est poussée à fin Octobre…

L’hivernage amenait aussi quelques incertitudes de santé qui ont entravé les déplacements toujours nécessaires à Bamako et vers Kela: tout est enfin en ordre au moment de voyager en France quelques semaines, et souhaitons que le retour ici soit vraiment actif pour tout l’hiver.

A Kela, la cour des Kamissoko s’active autour de Mansa: Mamadou Ba est en plein travail avec les pêcheurs du Fleuve et le sourire paisible de sa femme Naïma et de leur petit garçon témoigne que notre ami assure courageusement son rôle de chef de famille. Son frère Amadou (le « patron»  des jembefola de Kela) prépare le mariage (enfin) avec la femme de sa vie, Brete Dante, la mère de son enfant.

Les fils de Mansa tiennent donc, en hommes, leur place de Kamissoko.

La Bibliothèque est en ordre, sous la houlette active de Sine Diarra et de son compère Gorgi, et l’un de nos (trop) courts séjours au village en Août fut l’occasion d’échanger avec « Issa» , étudiant japonais qui sût utiliser le lieu et les livres pour sa recherche universitaire sur les « associations de jeunes»  au Mandé: nul doute que nous retrouvions souvent son sourire au village, malgré le malheureux incident survenu au moment même de regagner Bamako pour voyager au Cameroun. L’occasion de recommander encore à chacun qui veut vivre simplement Kela de porter la plus grande vigilance à son « bagage» …

Précisons que les documents et peintures VIALLAT qui sont présentés habituellement à la Bibliothèque ont été provisoirement « rapatriés»  à Bamako pour la préparation de l’exposition annoncée à l’INA.

Michel

 

Encore la pluie.

26 octobre 2009

L’hivernage se prolonge et la pluie tombe toujours sur Bamako. Toujours beaucoup de lumière « au bon du jour» , bien sûr, et un sérieux 35°C  lorsque le soleil est là; mais trop de boue encore et l’humidité un peu lourde qui plombe les bronches…

Dès l’arrivée, une visite rapide à N’golonina où le chantier du village des antiquaires est très avancé et permet d’espérer une installation solide en Février de ceux de nos amis qui ont inscrit leur candidature pour la location: quelques mois encore de nomadisme dans la ville, à la chasse des premiers touristes de fin d’année.

Espérons que nos amis « antiquaires»  trouvent moyen de tenir leur activité jusqu’à l’installation dans les nouveaux locaux, très efficaces, qu’aménage dare-dare le groupe de promotion.

A Kela, on dit que tout va bien et la Bibliothèque aussi grâce à Monsieur Diarra et au fidèle Gorgi. Les récoltes sont un peu contrariées par le temps, mais ces inquiètudes sont habituelles, hélas.

Nous allons voyager là-bas dans quelques jours pour le programme des travaux nécessaires et pour retrouver la force des amitiés au village: un groupe d’américains annonce sa visite en Novembre, curieux de musique, de danses et de Mandé, et il faut préparer un peu…

Sanou ni negefin…

18 novembre 2009

Quelques jours à Kela, le programme des travaux d’hiver à la Bibliothèque après la Fête du 28 Novembre.

Les récoltes ne sont pas toutes rentrées et on travaille beaucoup pour couper et battre avant que les animaux ne causent trop de dégats à ce qui est encore sur pieds: les résultats sont très inégaux pour chacun, à cause des excès de l’eau: on peut voir encore inondés d’énormes champs de riz stériles qui ne donneront rien cette année…

Les têtes s’agitent beaucoup et les conversations du petit soir échauffent les coeurs et les rêves sur l’ouverture, début Novembre, d’un nouveau « placer»  près de Kangaba (Dabale, 15 kms vers la montagne) dont chaque gramme d’or (sanou) annoncé devient kilos et milliards: on craint pour ses amis: le risque de les voir foncer là-bas en abandonnant tout, puis trop de souffrance et de déception. La jalousie aussi vers celui à qui la « chance»  a souri au fond d’un trou, là-bas.

Nous avons, ces jours-ci, pu voir le site de fonte du fer natif (negefin) annoncé dans la montagne depuis plusieurs années et un peu secret.

On dit Jalakoroni: plusieurs bas-fourneaux intacts, des traces importantes du travail du fer (buttes de scories, bois brûlé…) et, tout autour une enceinte « tata»  de près d’1 m de haut encore qui protège en zig-zag sur plus de 1OO mètres l’ensemble du site (et qques tombes, autels et traces domestiques). La trace certaine d’une importante activité de production de « fer noir»  traditionnelle à partir des roches de minerai qui affleurent partout en surface: à étudier, à protéger, à montrer…

Ce site, un site voisin d’habitation ancienne (que nous n’avons pas vu), le Fleuve et les vestiges de Warakun (cf. rubrique sur notre site ici) constituent un ensemble important pour les visiteurs, les chercheurs et les malinkés de partout: espérons…

KelaMichel

Un regard américain

20 novembre 2009

Un petit groupe de visiteurs américains sera à la Bibliothèque pour quelques heures dans le temps de la Fête.

Dans leur découverte du Mali avec leur guide Ogomono, nos amis américains ne laisseront pas Kela à l’écart: la musique et la danse seront dans la cour de la Bibliothèque du Mandé le Lundi 3O Novembre en milieu d’après midi pour saluer leur visite.

Cet accueil de bienvenue, peut-être pour eux l’occasion d’entendre quelques voix majeures du Mandé: Kasse Madi Diabate, son neveu Moriba, Binta Kouyate, et Amy Koita venue de France pour la Fête, et l’animation authentique de tout un village célébré partout.

Bienvenue à Kela, nous serons heureux de vous accueillir vous aussi.

Kela Michel, Sine Diarra, Ousmane Baro « gorgi» …